Tal Schaller : Comment libérer ses émotions négatives, stress et anxiété

Interview retranscrite par Guillaume :

Lilou Macé :
Bonjour mes délicieux co-créateurs, c’est Lilou pour la télé de Lilou. Je suis à Lausanne, en Suisse, avec Tal. Docteur Tal ? Docteur ?

Tal Schaller : Oui, mon nom c’est Tal Schaller, mais on m’appelle Tal effectivement. En fait, ce n’est pas mon vrai prénom. Mon prénom de base, c’était Christian. Mais un jour, j’ai décidé de me détacher du christianisme de mon enfance. Parce ce que c’était un peu lourd avec le protestantisme, mon père était pasteur.Alors j’ai choisi un prénom que je me suis donné.

Ce prénom de Tal, c’est pour moi l’énergie du cristal. Quand on m’appelle Tal, je me sens bien, car je n’ai pas le poids de mon éducation.Si on m’appelle Christian, ça me tire vers des souvenirs un peu douloureux que je préfère lâcher derrière moi.

Lilou Macé : Je suis ravie d’avoir cette conversation avec toi et de pouvoir partager cela avec tous les francophones dans le monde entier. C’est vraiment un plaisir de diffuser une telle information. Parce que je trouve que tu as beaucoup d’expériences et de connaissances.

Et puis on le comprend, l’essence de ton message, ce que tu veux nous faire passer : c’est vrai que des fois, on est un petit peu sérieux. Et toi, tu adores le rire, partager ce rire-là.

Est-ce que tu peux nous dire, juste en quelque mots, en quoi cela consiste en fait et comment tu en es arrivé là, à découvrir cela et relâcher ces émotions et vraiment vivre sa connexion, on peut même dire divine ou spirituelle ?

Tal Schaller : Pour moi, notre drame, c’est notre intellect. C’est que comme petits enfants, nous étions des êtres parfaitement heureux. Parce que nous étions encore reliés à notre corps de lumière.

Puisqu’en médecine holistique, nous avons un corps de lumière, qui crée un corps mental, un corps émotionnel et un corps physique. Et ce qui fait vivre notre corps physique, contrairement à ce que l’on croit, ce ne sont pas les aliments qu’on mange.

C’est la lumière qui passe à travers lui venant du corps de lumière. La preuve de ça, c’est qu’il y a aujourd’hui plus d’une dizaine de milliers de personnes sur terre qui ne se nourrissent plus que de lumière. Et qui se portent comme des charmes. Parce que la croyance ancienne, c’est qu’il faut manger pour vivre.

Non, nous sommes vivants car nous avons un corps de lumière qui nous donne une force incroyable, qui coule à travers notre corps physique. Le problème que nous avons tous eu dans nos sociétés modernes, c’est que jusqu’à 3 ans, nous n’obéissons à personne qu’à nous même.

Le petit enfant, il ne suit que sa voix intérieure. Et comme sa voix intérieure lui dit, quand tu as une émotion, ne la garde pas, laisse-la sortir. Alors l’enfant il pleure, il crie, il rit et l’émotion s’en va et le reste du temps il est content. Et il joue et il apprend. Et il trouve que la vie est belle. En gros.

Et puis, vers 4 ans, 5 ans, l’intellect commence à être activé, il commence à penser et à parler. Et le drame, c’est qu’à ce moment-là nos parents nous disent : chuuut. Tu es sur la planète Taire, non pas T E R R E, mais T A I R E. Tais-toi, ne ris plus, ne crie plus, ne danse plus. Deviens comme nous sérieux. Et le sérieux, c’est la maladie du monde occidental.

Parce que le sérieux crée le stress, et dès qu’on a le stress et qu’on garde les émotions à l’intérieur, on commence à ne pas se sentir bien. Et que font les gens ? Ils sont là, ils commencent à ne pas se sentir bien. Alors en fait, ce stress a donné naissance à une extraordinaire industrie, qu’est l’industrie du bien-être artificiel.

Et regardez comment ça marche. Pour augmenter votre stress, puisque pour les matérialistes, la mort est quelque chose d’affreux, alors on leur présente au journal télévisé toutes sortes de choses qui leur font peur. Quand on les a bien terrorisé, la publicité arrive qui dit : oui, vous êtes stressés, consommez et ça ira mieux.

Et le résultat, c’est que les gens achètent, des tas de produits ou des aliments pour anesthésier leurs émotions. Parce qu’ils ont remarqué que lorsqu’ils ont pris ces produits, pendant un moment ça va mieux. Mais ils s’empoisonnent avec ça. Et la spirale infernale est lancée. Plus les gens ont d’émotions bloquées, plus ils consomment et plus ils s’empoisonnent. Et ils n’en sortent pas. Alors que la solution est simple :

C’est quand on a une émotion, il faut qu’elle sorte du corps. Mais il n’y a pas besoin de la faire sortir en tapant sur quelqu’un. Un enfant de 3 ans n’a jamais l’idée de dire, je suis fâché, faut que j’aille donner une gifle à mon frère. Non ! Ca c’est à 5 ou 6 ans parce qu’il imite les parents. Mais le petit enfant, quand il a une émotion, il la laisse sortir :

Il rit : ah, ah ,ah, ou il pleure, et tout le corps bouge et l’émotion s’en va. Et la bonne nouvelle, c’est que dès qu’on apprend à faire cela, eh bien, on peut sortir du stress et du sérieux, en quelques secondes.

Lilou Macé : enfin, je ne me vois pas faire cela devant, je sais pas, en pleine interview, ça pourquoi pas ? Mais dans la rue, je veux dire … On va me prendre pour une folle.

Lilou Macé - Tal Schaller - Comment libérer les émotions 1

Tal Schaller : c’est très important parce que moi j’ai appelé cela – j’ai écrit un livre qui s’appelle Eloge de la folie douce. Si dans notre société vous avez des émotions intenses en public et que vous êtes un adulte, alors on vous enferme. Parce que la peur la plus répondue, c’est : pas d’émotions, c’est le chuuut. Pas d’émotions.

Alors le résultat, c’est quoi ? Vous ne pouvez plus, vous ne pouvez faire sortir vos émotions en public, sauf si vous vous habillez en clown. Parce que le clown, c’est le seul adulte qui a le droit d’être un enfant. Puisque s’il est dans la rue et qu’il fait ah ah ah, on dit, c’est un clown. Mais si vous êtes en habit sérieux avec une cravate, et que vous faites cela, on vous enferme tout de suite dans un asile.

Donc pas en public, contrôlez vous. Et quand vous sentez rrrrr, que c’est là, rien ne vous empêche d’aller aux toilettes. Vous vous isolez. Et quand vous êtes seul, vous laissez l’émotion – vous vous dites, si j’avais 3 ans, qu’est ce que je ferais ? Et là, il y a 2 façons de le faire : si vous pouvez, criez : AAAAAAAHHH et laissez sortir.

S’il y a des gens juste à côté, vous le faites – ce que nous on appelle la version HLM – c’est-à- dire – parce que lorsqu’on fait faire dans nos conférences des exercices aux gens, il y a toujours quelqu’un qui lève la main et qui dit, je ne peux pas faire cela, cela fait trop de bruit.

La version HLM, c’est vous êtes seul dans vos toilettes, vous avez de la tension, au lieu de crier AAAh, vous allez simplement faire Hahhhhh. Vous allez souffler sans crier. Du coup, il suffit que vous soyez caché quelque part, et qu’on ne vous voit pas, et que vous êtes un enfant de 3 ans, et vous gigotez, vous laissez sortir votre stress, votre colère, vos peurs, et en 30 ou 40 secondes, vous êtes de nouveau bien.

Et ça, c’est en quelque sorte un mode d’emploi, et la très bonne nouvelle, c’est que dès qu’on a lâché les émotions de cette manière à travers le corps, naturellement, le cerveau gauche se calme.

Et au lieu d’être là en train de penser à combien la vie c’est difficile et puis de toute façon, je serai heureux quand mes enfants seront grands, quand j’aurai plus d’argent, ou quand j’aurai gagné au loto, et du coup, on n’est jamais heureux, là, l’émotion étant sortie, on entre dans le plaisir d’être vivant. Et là on dit Hahhh.

Et à ce moment-là, l’énergie spirituelle de notre corps de lumière nous donne non seulement – on l’apprécie, on est vivant – mais elle nous donne des informations sur ce que nous avons à faire dans la vie. Parce que nous sommes en fait guidés par notre corps de lumière.

Et toutes nos souffrances viennent de ne pas écouter cette voix-là, mais d’écouter la voix de la société. Dès que nous obéissons à nos parents, à nos médecins, à nos prêtres, etc, nous sommes à côté de notre chemin, car nous ne faisons pas ce que nous avons à faire, nous faisons ce qu’il faut pour plaire à quelqu’un d’autre.

Donc la clé du bonheur est simple : vous avez une émotion ? Lâchez-la, seul, pas devant les gens. Laissez la sortir puis reliez vous à votre guidance intérieure, vous allez voir que cela marche.

Lilou Macé : mais, après, on rentre dans un tout autre domaine. C’est-à-dire que pour certaines personnes qui peuvent être sceptiques, ou ne pas voir cet aspect-là, comment, à quoi ressemble ce monde-là, car ensuite cela ne ressemble plus du tout à ce monde de matière dans lequel on a grandi pour la plupart ?

Tal Schaller : Très juste. Alors en fait ce qui se passe, c’est que dès que les émotions sortent du corps, que notre cerveau droit s’ouvre, nous entrons dans la conscience de qui nous sommes vraiment. Nous sommes des êtres de lumière qui habitons dans un corps de matière. Mais nous ne sommes pas des êtres de matière destinés à mourir.

Et ça aujourd’hui, tous les physiciens de pointe le disent. Mais c’est que la matière, ce n’est qu’un état d’énergie, mais que ce soit en médecine quantique, en physique, etc, on voit que nous sommes fondamentalement des êtres de lumière qui créons des pensées.

Ces pensées créent des émotions. Et ce sont ces émotions qui créent la matière. Donc simplement en apprenant à sortir des émotions bloquées, nous sortons du drame de l’intellect qui tourne en rond avec les problèmes d’hier, de demain  » oui, mais, … » et tout d’un coup – par exemple, il y a un exercice très simple que nous donnons aux gens, c’est lâcher la peur, car l’émotion la plus répondue dans les pays occidentaux, c’est la peur.

Quand on demande aux, presque tous font comme ça, mais ca c’est la peur qui rentre, mais quand est-ce qu’elle sort ? Eh bien, elle ne sort pas. Elle sort sous forme de maladie. Ah, on avale, on bloque l’immunité et on va faire des maladies. Alors que si on lâche la peur – l’exercice est tout simple, puis ensuite je la lâche. Ahhh, je laisse sortir, j’expire, je tire la langue, je fais un son, je vibre.

Et quand la peur est sortie, quand je reprends de l’air, je me sens tout d’un coup bien. Là je découvre que je peux être dans le bonheur dans l’instant présent, parce que simplement je suis vivant. Et comme j’ai lâché la peur et le stress, tout d’un coup, la connexion se fait avec la partie lumineuse de mon être et je reçois tout d’un coup de la joie, de l’amour, ce qui est ma vraie nature.

Parce que notre corps de douleur, notre corps de souffrance, ce sont des corps artificiels. En fait, c’est comme si on avait appris à vivre avec une armure sur le dos. Beaucoup de gens sont comme ça, ils se promènent avec leur armure sur le dos. Ils disent : « La vie, c’est dure, j’ai mal aux épaules ».

Il faut l’enlever cette armure, et dès qu’on l’enlève, on redevient qui on est, des êtres joyeux, des enfants qui s’amusent. On va apprendre nos leçons, parce qu’on est sur Terre pour apprendre nos leçons, on va l’apprendre dans la joie, dans le plaisir, dans l’amusement plutôt que dans la compétition, la souffrance.

Lilou Macé : Ca parait simple quand même. Pourquoi, comment on en est venu à tous ces médicaments, ces choses ? Est-ce que tu rejettes tout ça ? Elle a de quoi exister, et cela peut sauver des vies ?

Tal Schaller : oui, tout à fait. Le principe de la médecine holistique, c’est qu’on ne rejette rien. Mais on va utiliser les choses intelligemment. C’est que si vous êtes en très mauvais état, la médecine technologique va vous sauver la vie, un accident de voiture, quelque chose comme ça. Oui.

Lilou Macé - Tal Schaller - Comment libérer les émotions 2

Mais les mêmes outils qui à l’hôpital ont de la valeur n’auraient jamais dû en sortir, comme les anti-biotiques. Donner des antibiotiques à un enfant qui a une angine, qui guérirait très bien sans antibiotique, c’est vraiment presque un crime. Parce qu’on va bloquer son système immunitaire pour longtemps.

Alors le concept passionnant, c’est cette découverte que si nous faisons un peu attention à notre corps physique, parce qu’il faut le faire. Et là, la règle est simple : il faut manger des végétaux, et des végétaux vivants, surtout. La règle, elle est simple. C’est la règle des 3V : végétal, vivant, varié.

Lilou Macé : tu ne manges plus de viandes, de produits laitiers, tout ça ?

Tal Schaller : L’idée de V comme varié, c’est que vous pouvez manger tout ce que vous voulez mais en petites quantités. Donc l’idée de base, c’est que le corps humain fonctionne avec des végétaux, surtout, et des végétaux vivants, c’est-à-dire crus.

C’est ça qui devrait être l’alimentation de base. Le V de varié, c’est qu’il ne faut pas rentrer dans une discipline rigide. Parce que si vous faites la fête avec des amis, ce n’est pas le moment de dire que vous êtes végétariens, que vous mangez tout crus. Autrement vous êtes en guerre avec la société.

Lilou Macé : Dès que ça devient sectaire et dogmatique, on en perd la joie.

Tal Schaller : Le V de varié, c’est qu’on peut tout faire, rien n’est interdit. Si vous aimez le steak frites, mangez en. Mais pas tout le temps. C’est un bon usage de tout. Nous, ce qu’on propose, c’est un bon usage aussi des médecines.

La médecine chimique dans certains cas vous sauve la vie mais ça vaut la peine de découvrir que si notamment vous lâchez vos émotions, vous fabriquez vous-même tous les médicaments que vous fabriquez chez votre pharmacien et aussi toutes les drogues illégales.

C’est merveilleux de savoir que rien quand on rit, ah ah ah ah comme ça, juste pour le plaisir ah ah ah ah, on se laisse à rire juste, même sans raison, notre cerveau fabrique de la morphine et de la marijuana. Alors c’est dommage que des jeunes dépensent des fortunes pour s’acheter des drogues qui les rendent malades alors que nous pouvons tout fabriquer nous-même.

Et tout ce que l’on achète chez le pharmacien, notre corps peut le faire. Parce que le corps – quand on regarde la machine d’un corps humain – c’est d’une intelligence hallucinante. C’est inouï ce qu’un corps sait faire. Nous n’en comprenons que très peu de choses. La science a découvert le A et le B. Mais tout le reste de l’alphabet, on ne le connait pas.

Il y a des millions de réactions chimiques. Notre corps est capable de transmuter un élément dans un autre, ce qu’on n’arrive même pas à faire dans les centrales atomiques, donc notre corps est génial. C’est un instrument d’une intelligence des millions de fois supérieure à celle des savants. Et la clé, c’est de lui faire confiance.

Mais pour qu’il puisse bien fonctionner, il faut que nos émotions circulent. Parce dès qu’on bloque les émotions – c’est comme si on dit je veux pas de corps – alors le corps il dit, bah, s’il en veut pas, on va arrêter les machines. Mais dès que vous lâchez vos émotions – vous dites oui, j’accepte, j’ai un corps et mes émotions et ma colère, elles sortent – je ne vais plus garder la colère dedans, je ne vais plus agresser les autres, je la danse.

Et à ce moment-là, le message que vous donnez, c’est que vous êtes heureux de vivre. Et d’avoir un corps. Et à ce moment-là, votre cerveau fabrique tout ce qu’il faut pour que ce corps marche bien. C’est ça qui est merveilleux. Alors, on ne renonce pas à l’intervention.

Quand quelqu’un est vraiment en mauvais état, il a besoin que quelqu’un s’occupe de lui. Mais moi, mon rôle c’est de dire que toutes les médecines se complètent. Dans certains cas, la médecine allopathique vous sauve la vie. Dans d’autres cas, les médecines douces sont plus légères, donc c’est mieux.

Mais le plus important, c’est que vous développez les moyens de santé qui vont vous permettre de devenir votre propre médecin. Et votre propre thérapeute. Et votre propre gourou. C’est que vous n’auriez plus besoin que quelqu’un vous dise ce qui est bon pour vous, vous le sauriez du dedans.

Et ça c’est magnifique, car dès que les gens font cette connexion, ils deviennent libres des systèmes. Ils ne croient plus quelqu’un. Ils sentent du dedans ce qui est juste pour eux. Et leur vie devient agréable.

Lilou Macé : car c’est ça qui est important, le rapport thérapeute ou son rapport à soi, je suppose aussi son rapport à la guérison. Mais bien sûr ce lien entre le thérapeute et le patient. Avant tout, c’est un choix.

Tal Schaller : Oui, moi ce que je crois, c’est que le rôle du thérapeute – c’est comme le dit le proverbe chinois – tu donnes un poisson à celui qui a faim, mais ensuite, tu ne vas pas lui donner du poisson tout le temps, autrement tu vas devenir un marchand de poissons. Non.

Tu vas lui donner une canne à pêche et tu vas lui dire maintenant – moi j’ai toujours fait cela avec mes patients. D’abord je leur apporte de l’aide. Mais ensuite je leur dis : maintenant VOUS, vous allez faire des choses pour découvrir que vous pouvez devenir de plus en plus indépendants. En fait, mon mot clé, c’était l’indépendance.

C’est-à-dire que la santé, ça s’apprend. Et comme on apprend à un enfant à être indépendant, au début on lui lace ses chaussures, etc… et un jour on lui dit tu te débrouilles, il faut que tu apprennes à vivre par toi-même.

Donc dès que les gens deviennent autonomes, c’est qu’ils sont connectés en fait à leur corps de lumière, et à ce moment-là, ils n’ont plus peur des autres, ils n’ont plus peur de rien en fait, parce qu’ils sont dans une autre dynamique que celle de chercher des solutions à l’extérieur.

Ce qui rend la vie de beaucoup de gens très compliquée, c’est qu’ils croient que c’est quelqu’un d’autre qui va faire le travail pour eux. Ah docteur, délivrez-moi. Et le docteur – le thérapeute – peut leur faire du bien.

Mais il faut ensuite leur donner les outils pour qu’ils fassent les choses eux-même. C’est ça pour moi le fondement de tout, c’est de rendre les gens libres et indépendants de tout système.

Lilou Macé : quelles sont tes dernières découvertes, ton ah-ah par rapport à tout ça, l’évolution de l’humain, où nous en sommes, ce qui est bon pour nous ?

Tal Schaller : ce que je trouve par exemple merveilleux, c’est de voir qu’aujourd’hui la science rejoint ce que disait la spiritualité depuis toujours. Par exemple quand on voit qu’on fabrique des neurones tout le temps et que la croyance – moi quand j’ai fait mes études, on disait : on nait avec des neurones, on n’en fait plus un seul.

Eh bien aujourd’hui, on sait que c’est faux. Nous fabriquons des neurones, comme nous fabriquons des muscles en faisant de l’exercice.

Lilou Macé - Tal Schaller - Comment libérer les émotions 3

Donc quand nous aimons la vie, nous fabriquons des nouveaux neurones. Et l’épigénétique qui montre que nos gènes, ce n’est pas quelque chose de fixe, je trouve que c’est merveilleux.

Parce que cela montre que nous sommes des créateurs et que notre façon de penser, de gérer nos émotions, notre façon de manger et de vivre, c’est ça qui crée notre corps. Et que si nous sommes alignés sur la joie de vivre, eh bien nous créons du bien-être.

Si nous nous désalignons et que nous commençons à obéir à quelqu’un qui nous a dit, il faudrait faire ci ou pas ça, eh bien nous entrons dans le stress, dans la peur, et dans la croyance que quelqu’un d’autre doit nous sauver. Et c’est cette croyance, je trouve, qui est en train de disparaître.

Moi ce que je vois avec un plaisir immense aujourd’hui, c’est que je trouve qu’on assiste vraiment à la naissance d’une humanité consciente. C’est que de plus en plus de gens se rendent compte que les systèmes anciens ne leur apportent pas le bonheur. Donc au lieu de chercher, dans une secte ou avec un gourou, ou avec etc…, non !

Ils vont dedans. Et ils commencent à découvrir qui ils sont. Et ça c’est merveilleux. Parce que quand la conscience s’éveille, quand je découvre que je suis un créateur et que j’ai le choix, je peux créer comme à l’ancienne – je peux créer de la souffrance, du jugement … Je peux. Mais je l’ai assez fait.

Alors maintenant je décide que tout ça c’est le musée du passé et que maintenant je vais créer autre chose. Je vais créer de l’amour, de la joie, de l’abondance, et à ce moment-là, il y a une joie extraordinaire de la prise de conscience que nous nous sommes pris pour des esclaves pendant des millénaires mais c’est faux.

Ca a été simplement une sorte d’épisode. Un peu comme l’enfant qui perd son bonheur parce qu’il va à l’école. Il apprend à être assis sur sa chaise toute la journée, il ne bouge plus, il ne peut plus faire de grimace, il ne tire plus la langue et on lui dit que vivre c’est comme ça. 45 minutes à rester assis comme ça, mais c’est inhumain.

Alors quand il est petit, il y a la récré, qui lui permet de bouger un peu. Mais après à 12 ans, il ne va même plus à la récré. Il fume une cigarette 🙂 Donc il entre dans le stress permanent, douloureux, où la vie c’est dure, et on sera heureux après, quand on aura réussi … Bref. Beaucoup de gens vivent ça.

Mais c’est merveilleux de voir qu’on peut sortir de ce monde du passé, libérer nos émotions et entrer dans la conscience de dire : qu’est-ce que je suis venu faire sur cette planète ? En fait pour moi, ce qu’on est venu faire, c’est d’apprendre à être heureux.

Et pour être heureux, il s’agit de ne plus juger quoi que ce soit, c’est-à-dire de voir – bien sûr qu’il y a des choses négatives – mais au lieu de juger, on dit simplement qu’il y a des êtres immatures. Au lieu de dire, c’est des pollueurs, des assassins, non. On dit, dans ce domaine, ils sont franchement immatures.

Mais peut-être qu’ils sont très bons pères de famille ? On va voir un mafioso qui vient de tuer 20 personnes mais quand il rentre chez lui, il s’occupe mieux de sa fille que le juge, qui lui n’est pas un assassin mais un mauvais père. Donc nous avons différentes facettes et cette compréhension de ce que nous nous appelons les sous personnalités psychoactives ou SPPA – c’est un concept merveilleux.

On a reçu ça de nos guides surtout ; Jeanne a beaucoup travaillé là-dessus – mon épouse. C’est la vision de ces personnages intérieurs et de comment nous nous occupons des uns et des autres. Parce qu’on en a qui sont déjà très matures, très lumineux, mais il y en a d’autres qui sont encore comme une petite fille ou un petit garçon pas content du tout qui veut tout casser.

Et la clé, c’est qu’il faut les aimer et les éduquer. Il faut dire au petit garçon, mais tu es en colère. Eh bien, écoute, on va danser ta colère, mails il n’y a pas besoin de casser l’appartement ou d’aller tuer ta petite soeur. Tu l’as fait dans d’autres vies, ça suffit.

Maintenant, danses, et à ce moment-là, nous éduquons nos facettes immatures et la bonne nouvelle, c’est quand on fait ça, ce que nous faisons sur nous a un effet sur les autres. Pour moi, ce qui est merveilleux, c’est quand les gens découvrent que si par exemple vous avez un mari qui est colérique, au lieu de lui dire  » Tais-toi, tu devrais être plus aimable ! », vous pouvez dire Olala, il ne sait pas gérer sa colère, je peux le faire pour lui.

Vous voyez que le mari est en colère, vous dites rien. Vous allez dans la pièce à côté et vous lâcher sa colère avec la votre. Et vous découvrez que émotionnellement il y a quelque chose qui s’est passé.

Lilou Macé : Ca, c’est différent de l’empathie pure. Des fois on se sent un peu éponge, comme ça ?

Tal Schaller : Justement, l’empathie, c’est bien de sentir ce qui se passe chez l’autre. Mais il faut avoir le mode d’emploi, que ce que vous captez de l’autre, il faut lâcher. Je vous donne un autre exemple. J’avais dans une conférence il y a presque plus de 40 ans, enseigné l’exemple du tigre.

C’est un exercice pour lâcher la colère. On fait ah, ah, on crie un bon coup, et ça sort. Et il y avait dans la salle le prince (nom ?) qui à l’époque était au ministère pour les réfugiés. Et le lendemain, il était à l’ONU et il devait diriger des négociations entre des juifs et des palestiniens. Et déjà à l’époque c’était comme ça (image de deux poings qui se cognent).

Et lui s’est dit, cette haine, cette colère qu’ils ont – ils s’accusent mutuellement – qu’est-ce qui se passerait si moi je la lâchais pour eux ? Alors à chaque fois que la tension montait, il disait pause et allait aux toilettes. Et il faisait le tigre sans mettre le son parce qu’il ne pouvait pas crier.

Je lâche cette haine qu’ils ont puisque ça passait, je le fais pour eux. Et bien à la fin de la première journée de négociation, où il est allé faire ça une dizaine de fois aux toilettes, la haine ayant été lâchée sans qu’ils s’en rendent compte, par quelqu’un d’autre qu’eux, ils se sont tombés dans les bras et ont réglé le problème.

Et les négociations étaient terminées après une journée, alors que cela aurait dû durer 5 jours. Parce que quelqu’un, dans son côté guérisseur, avait pris leur haine, et au lieu de leur reprocher, l’avait lâché pour eux.

Et ça c’est merveilleux quand quelqu’un prend conscience que nous sommes tous des guérisseurs, et que nous pouvons faire du bien aux gens non pas en leur faisant la morale, mais en faisant ce qu’ils ne savent pas faire. Sans leur dire.

Lilou Macé : Typiquement, il y a ces situations qui se passent en repas de famille ou hier par exemple quelqu’un en conférence qui me dit, c’est ma soeur, comment je gère cette négativité ? Alors, on peut le faire dans le …

Tal Schaller : Si l’autre est négatif, si je le repousse, je suis en guerre. Si je suis dans l’empathie, je prends sa négativité et que je la garde, c’est moi qui vais souffrir. Donc la clé, c’est je me relie à ce que l’autre vit, je le prends et je le lâche. Si j’arrive à le lâcher simplement en sentant la lumière qui coule à travers moi, je n’ai pas besoin de faire plus.

Si je sens que cela ne passe pas, je m’isole et je deviens un enfant de 3 ans. A ce moment, je suis tout le temps bien. Et je fais du bien aux gens. Et c’est ce que font les gens qui ont du charisme. Il y a des gens, vous êtes près d’eux, vous vous sentez bien.

Parce qu’en fait, ils ont cette capacité d’attirer à eux les choses négatives mais ils ne les gardent pas. Quand vous prenez Amma par exemple, cette indienne qui a chaque jour des milliers de personnes dans ses bras, elle fait ça.

Lilou Macé - Tal Schaller - Comment libérer les émotions 4

Comme elle est alignée, la lumière coule à travers elle, les gens arrivent, elle les prend dans ses bras, c’est comme si elle prend leurs misères et les lâche instantanément. Et une fois qu’on a lâché la peur, la colère, la tristesse, qu’est-ce qui coule ? L’amour. Donc les gens, ahhh, ils sont émerveillés.

Lilou Macé : en parlant d’Amma, si vous n’avez pas vu l’interview que j’ai fait avec Amma, s’il vous plait, allez voir la vidéo. Vous pouvez la retrouver sur Youtube, vous tapez Amma, Lilou, vous allez voir tout de suite  il y a une merveilleuse vidéo qui s’est faite en toute facilité.

Il y avait un traducteur, j’avais même pas l’impression qu’il y avait un traducteur. C’était fantastique. C’est une de ces magnifiques expériences. Donc on a cette possibilité, on peut dire, de vraiment vivre cette vie, de vivre ce potentiel dans tous les domaines et c’est important que cela se passe dans tous les domaines aussi.

Pas seulement dans le travail, se sentir bien, ou en couple. Mais pour être vraiment bien, il faut que cela se passe à tous niveaux, c’est ça ?

Tal Schaller :Tout à fait. C’est ça la beauté de la démarche holistique. C’est qu’on s’occupe du corps physique, mais on est conscient qu’il n’y a pas que ça. L’alimentation, l’exercice, c’est important. Mais ensuite, on va s’occuper du corps émotionnel.

On ne va plus stocker d’émotions, et on ne va plus non plus les verser sur la tête des autres, ce qu’on a fait pendant des vies. Bon. Des jeux de pouvoir, des conflits. Une fois qu’on a fait ça, naturellement, comme les émotions sont sorties, le cerveau gauche se calme, le cerveau droit s’ouvre, et là on entre dans le monde des chamans,  ou des channels, c’est-à-dire qu’on est contact avec des êtres spirituels.

Et le propre de tous les êtres qui vivent dans les mondes lumineux, c’est qu’ils sont heureux, joyeux, et qu’ils sont des créateurs conscients. Et ils ne créent que de la beauté, de l’amour. Ils n’ont pas l’idée de créer des choses idiotes. Donc ils sont là un peu comme des parents, des frères ainés pour nous aider à apprendre ça.

Et ce qui est beau, c’est dès que les gens entrent dans cette dynamique, ils ne sont plus jamais seuls, parce qu’ils sentent qu’autour d’eux qu’il y a des amis spirituels qui les aiment. Donc ils ne sont jamais en manque d’amour. Et puis ils se laissent inspirer par ces êtres, ils travaillent avec eux.

Et moi ce que j’aime – j’ai vu beaucoup de chamans dans le monde entier – c’est que tous disent « Oh vous savez, moi je fais ma partie, mais le gros du travail, c’est quand même les esprits qui travaillent avec moi qui le font. Moi je laisse passer l’énergie, mais c’est eux qu’il faut remercier. Moi, je joue un rôle. Ils ne disent pas que le rôle est nul.

Ils ne disent pas « Je ne suis QUE … » Non. Je suis ça, mais je travaille en équipe. Et ça donne un peu cette joie qu’ont les sportifs. Les joueurs de football, ils jouent à onze. Et ils savent très bien que 1 tout seul ne va pas gagner le match. Qu’est-ce qu’ils font ?

Ils avancent, et quand les joueurs adverses foncent vers le joueur, ils passent vite le ballon à un autre. Nous, c’est que qu’on doit apprendre à faire, c’est de jouer au foot avec nos guides spirituels.

Quand quelque chose devient lourd, que ça devient compliqué, je ne sais pas quoi faire, je n’ai pas de solution, au lieu de lutter, comme on nous a appris, et de porter notre croix sur le dos et de souffrir. Non, on passe cela à nos amis spirituels – écoutez, je sais pas quoi faire – et on avance.

Et tout d’un coup – c’est comme si le ballon revient quand on est juste devant les buts – c’est-à-dire que nous arrêtons de croire que souffrir est inévitable. Que se battre, on peut pas faire autrement. Et que la vie, c’est difficile. Nous sortons de tout ce système éducatif, et nous retrouvons la joie qu’on a eu comme enfant, où on apprend en s’amusant, on rencontre des gens, on fait des choses.

Moi, j’ai une chance dans ma vie. J’ai rencontré beaucoup de gens merveilleux. J’ai écrit un livre qui s’appelle Les êtres merveilleux.

J’ai vraiment rencontré des gens qui sont en quelque sorte porteurs de cette énergie nouvelle et le point commun de tous ces gens, que ce soient des yogis des indes, ou des maitres spirituels, bref, c’est que ce sont des gens très joyeux, qui aiment la vie, qui s’amusent et qui sont tellement créatifs qu’ils aimeraient que les autres le soient aussi.

Donc ils ne sont plus dans un système dur, où on impose quelque chose à quelqu’un. On dit souffre d’abord, et tu auras la récompense après. Parce que ça, c’est notre éducation. Tu dois d’abord rester assis sur ta chaise, et après seulement tu auras le goûter. Alors que nous, ce que l’on propose, c’est la joie tout de suite.

C’est libérons-nous, pour être ce que l’on est, nous sommes des êtres formidables ! Multidimensionnels, multi-potentiels, immortels, éternels. Pourquoi vivre petit en quelque sorte ? Et je suis persuadé que cette conscience, elle est en train de se répandre tellement vite, grâce à des gens, notamment comme toi, Lilou, en faisant circuler des informations, que c’est ça notre futur, c’est pas de rester prisonniers de tout ce que l’on a connu, les guerres, les souffrances.

Tout ça, ça va s’arrêter tout seul. Il n’y a qu’à plus mettre d’énergie à ça. Moi je dis aux gens, il ne faut pas lutter contre. Parce que lutter contre un système, c’est rester dedans. Ce qu’il faut, c’est laisser ce système disparaître de lui-même.

Soyons pour autre chose. Apprenons à être des êtres heureux, dynamiques, positifs et puis naturellement comme on s’amuse, il y a de plus en plus de gens qui vont nous rejoindre parce que notre vie est plus agréable, que ceux qui sont dans l’ancien système.

Lilou Macé : Merveilleux. Merci pour cette délicieuse conversation. Je sais que tu fais de nombreuses conférences. Que plein de choses se passent. Même des festivals. Donc c’est pas un souci vraiment d’être connecté à ce que tu fais, à en savoir plus, il y a même plein de vidéos.

Tal Schaller : Tout à fait. Il y a beaucoup d’informations sur notre site et sur Youtube, toutes sortes de choses. Là on vient de faire un festival de chamanisme. On était 42 chamans . Quelle fête c’était. C’était magnifique, car on voyait vraiment que nous sommes des êtres joyeux, en fait. Que d’être sérieux, tout ça, on peut laisser ça pour le musée du passé.

Lilou Macé : un peu de poussière, comme ça. Merci beaucoup Tal, merci de cette délicieuse conversation et merci à vous, d’avoir regardé cette vidéo, de la partager bien sûr avec vos amis, avec le plus grand nombre.

Les réseaux sociaux, c’est fait aussi pour ça, cela peut avoir un impact très positif dans nos vies et merci de votre soutien, de votre amour et puis du progrès de votre évolution, du courage que ça donne d’aller vers ce chemin, des fois aussi.

Lilou Macé - Tal Schaller - Comment libérer les émotions 5

C’est un chemin qui a ses hauts et ses bas, en tout cas, grâce à des personnes comme toi, tu nous éclaires sur ce sujet, et tu nous permets de gérer tout ça. Merci Tal, et merci à vous, mes délicieux co-créateurs avant tout. Gros gros bisous

Liens :

Tal Schaller
Site internet : www.santeglobale.info

Lilou Macé
Lilou Macé TV
La télé de Lilou : www.lateledelilou.com
Chaine Youtube Lilou : https://www.youtube.com/channel/UCc6i7tMzrbBX7xUZiUVzlQA

Anneliese Tschenett
Si vous souhaitez être accompagné dans la libération de vos émotions bloquées,
Anneliese vous propose un accompagnement et des soins
à distance (par téléphone ou Skype) ou sur place (en Alsace, près de Strasbourg).
Site internet : www.duchnapur.com
Blog : www.duchnapur-blog.com

Articles similaires

Articles les plus populaires

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *