Irène Grosjean : alimentation vivante et grossesse

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Retranscription de la vidéo par Guillaume

Aurélie : Bonjour Irène, je suis contente de pouvoir t’interviewer, que tu puisses répondre aux questions que j’ai à te poser par rapport à la grossesse et à l’allaitement, et à la diversification du bébé.

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Moi j’ai fait deux premières grossesses où je mangeais tout et n’importe quoi, et en fait je suis au cru depuis trois ans, et là j’ai accouché il y a trois mois, et je n’ai pas du tout vécu ma grossesse de la même façon.

Par contre, j’ai eu beaucoup beaucoup de mal à me documenter pour passer une grossesse en alimentation vivante. Donc je voulais que tu me dises un petit peu ton expérience, qu’est-ce que tu pensais par rapport à la période de grossesse chez la femme ?

Irène Grosjean : alors il est certain, que si je ne devais faire qu’une chose dans le reste de ma vie, ce serait de m’occuper des femmes enceintes et des maladies d’enfants. C’est le point de départ de toute la vie de l’enfant.

Aurélie : C’est la source.

Irène : c’est la source. L’alimentation de la maman enceinte est extrêmement importante.

Aurélie : D’accord. Pourquoi c’est plus important à ce moment-là qu’à un autre moment ?

Irène : parce que le bébé, l’embryon, va prendre dans le corps de sa mère tous les éléments dont il a besoin. Et si le corps n’est pas nettoyé, n’est pas propre, si les humeurs de la maman ne sont pas propres au départ, le corps, qui est le moule reproducteur de la vie, le corps féminin, la future maman va faire des renvois, elle va vomir …

Aurélie : c’est de là que viennent les nausées ? C’est le corps qui se nettoie ?

Irène : c’est le corps qui désire se nettoyer. Malheureusement, on ne comprend pas, et on enferme tout à l’intérieur. Et le bébé est déjà empoisonné avant de venir au monde.

Aurélie : c’est pour ça que moi, quand je suis passée à l’alimentation vivante, je n’avais pas forcément un projet d’enfant, par contre, j’ai vécu vraiment la grossesse de façon beaucoup plus fluide.

Irène : toutes les personnes, toutes les femmes que j’ai pu traiter, que j’ai eues, et qui avait eu des enfants avant, ont fait une grossesse totalement différente.

Aurélie : bien plus agréable.

Irène : non seulement la grossesse était plus facile, l’accouchement est plus facile, là, il n’y a plus besoin de péridurale, et les enfants ont une qualité de vie extrêmement différente.

Aurélie : d’accord. Quand on fait une grossesse traditionnelle, il y a beaucoup de peurs qui sont véhiculées, comme celles des carences. Est-ce que toi tu donnerais des compléments ? Est-ce que tu orienterais …

Irène : premièrement, la peur est une sorcière, qui empêche exactement de faire ce qu’il faut. Et chaque fois qu’on écoute la peur, on marche à l’envers. On fait le contraire de ce qu’il faut faire pour obéir aux lois de la vie.

Alors toutes les peurs sont–et la peur des carences – on est beaucoup moins carencé en mangeant des végétaux crus qui sont faits pour notre corps et notre système digestif, qu’en mangeant de la viande, du cadavre et des pâtes, des aliments cuits à mort. Faut pas rêver, les carences elles ne sont pas là. Avant, oui. Mais pas pour une femme enceinte, quelqu’un qui se nourrit de façon végétale et vivante.

Aurélie : d’accord. Moi j’ai vraiment fait ma grossesse en cru à 90 % à part le moment de Noël où il y a eu quelques chocolats, des choses comme cela. Mais par contre, je me dis si tu enlèves, il faut bien que dans l’alimentation vivante tu complémentes, par exemple en prenant plus de fruits secs, ou de …

Irène : alors le corps, le corps est un véritable laboratoire. Et devant les aliments vivants et végétaux, il sait exactement de quoi il a besoin. Donc le corps de la future maman sait très bien de quel fruit il a besoin et il est important de manger les fruits que l’on aime le plus.

Aurélie : pendant la grossesse.

Irène : mais partout, en tout temps et l’instinctothérapie fera que que quand le corps à son compte, il n’en aura plus envie.

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Aurélie : c’est ça, ce n’est pas trois cuillères à café par jour. C’est suivre juste ce que l’on veut.

Irène : exactement. C’est ce qu’il faut retrouver absolument. À mon très humble avis, c’est retrouver cet instinct, cette guidance cosmique qui sait ce dont on a besoin exactement, comme les animaux sauvages, eux ne se trompent pas. Ils ne mangent que ce qui est fait pour eux.

Aurélie : est-ce que tu penses que par exemple pendant une grossesse, si vraiment il y a trop de nausées, on peut se permettre faire un jeune ou une purge ?

Irène : absolument, absolument.

Aurélie : il n’y a aucun danger ?

Irène : il y a tout intérêt.

Aurélie : il y a tout intérêt, et pour l’enfant et pour la maman ?

Irène : absolument.

Aurélie : D’accord. Et après ? Donc ça c’est la grossesse. Donc effectivement, pareil, moi j’ai eu un accouchement rêvé, on va dire, facile, qui était très agréable. Et après, il y a la mise en place de l’allaitement. Et nous on a choisi de donner des fruits très tôt à Zia.

Irène : c’est merveilleux.

Aurélie : à deux mois.

Irène : parce que dès que l’enfant, dès qu’il n’a plus le lait de sa mère, ses premières nourritures, ça va être les fruits.

Aurélie : c’est assez rigolo de la voir …

Irène : tous les enfants que j’ai vus : je me souviens d’une jeune maman dont j’avais suivie la grossesse. Le bébé était là, il avait six mois, il n’avait pas encore de dents, la maman prend une pêche dans la main, le bébé était sur elle, et il a pris la pêche, et on l’a photographié, filmé, parce que c’était trop drôle. Il a mangé la pêche jusqu’au noyau, il a sucé. Et la meilleure nourriture pour les enfants, c’est les fruits.

Aurélie : d’accord. Et il n’y en a pas qui sont contre-indiqués ?

Irène : les fruits qu’il aime. Un enfant qui n’aime pas fruits, il ne le mangera pas.

Aurélie : il fermera la bouche.

Irène : Il n’y a pas de problème. Donnez aux enfants tous les fruits qu’ils aiment en quantité – autant qu’ils en veulent.

Aurélie : dès la naissance ?

Irène : non pas dès la naissance, mais des 5-6 mois.

Aurélie : 5-6 mois. OK, nous on a commencé un petit peu tôt.

Irène : ce n’est pas trop tôt si elle le fait. Il n’y a aucun problème. Les légumes, c’est plus tard. Un an, deux ans. On va commencer à faire des jus de légumes, et puis des taboulés de légumes, des petites purées de légumes crus. Ça on peut faire. Mais au départ, c’est le fruit. Et les fruits que l’enfant aime, c’est exactement ce dont il a besoin. Alors pas de soucis à te faire. Ni se demander ce qu’il y a dedans.

Aurélie : laisser la nature faire.

Irène : Comme un petit animal sauvage. C’est ça qui est merveilleux.

Aurélie : j’avais aussi oublié de te demander. Je fais par rapport à mon expérience. Moi on m’a pas mal dit : il faut que tu boives beaucoup plus d’eau quand tu es enceinte, il faut que tu bois beaucoup plus d’eau quand tu allaites. Je n’avais pas particulièrement soif.

Irène : quand on mange des aliments végétaux vivants et crus, on n’a pas très soif.

Aurélie : on le trouve dedans, en fait.

Irène : exactement. Il n’est pas normal de boire boire boire. Mais quand on mange de la viande, quand on mange des céréales, des sucres lents, on a soif et il faut boire beaucoup. Toute la différence est là.

Aurélie : Une autre question que j’avais envie de te poser. Est-ce que tu penses par exemple que quelqu’un qui tombe enceinte, qui se dit là au quatrième mois, j’ai envie de passer au cru ?

Irène : elle peut.

Aurélie : tout ce qui est phénomène de détox ?

Irène : et bien il y aura. Forcément. Dès que le corps retrouve l’énergie que les aliments vivants et végétaux lui apportent, il va en profiter pour faire le ménage.

Aurélie : et ce n’est pas perturbant pour la grossesse ? C’est mieux de le faire avant quand même ?

Irène : ce serait beaucoup mieux de le faire avant. Mais il vaut encore mieux manger pendant la grossesse des aliments vivants et végétaux que de ne pas en manger du tout. Et de continuer à manger du cadavre, du café de l’alcool et ce qu’on fait.

Aurélie : je crois que j’ai fait le tour des questions là-dessus.

Irène : La nourriture de la maman est extrêmement importante. Et je vais en profiter pour donner un exemple. Lorsque j’étais enceinte de mon premier enfant, on était à l’hôtel et au restaurant. Un jour je suis descendue au restaurant et j’ai vu que la personne qui préparait la cuisine avait de la gale plein les doigts.

Donc je me suis dit, je ne mange plus au restaurant. Et dans ma chambre, je me suis fait de la cancoillotte, avec du café, et j’ai mangé des biscuits, de la cancoillotte et du café.

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Tout le temps, au moins trois ou quatre mois. Et quand Lili est arrivée au monde, elle avait des yeux hyper thyroïdiens. J’ai abîmé son système nerveux avant la naissance.

Je veux faire absolument passer le message. J’ai vu le professeur Chabrol. Il faisait un jour une émission télévisée qui disait qu’une seule cuite chez une femme enceinte durant sa grossesse pouvait avoir des répercussions désastreuses sur toute la vie de l’enfant. Donc la nourriture de la maman est extrêmement importante.

Si je ne pourrais faire qu’une chose d’ici la fin de ma vie, ce serait de m’occuper de cela.

Aurélie : prendre les choses à la source.

Irène : parce que les maladies d’enfants sont là pour nettoyer l’enfant de l’héritage empoisonné que ses géniteurs lui ont transmis. Seulement, comme on n’a pas compris cela …

Aurélie : on a peur.

Irène : sous l’influence de la peur, on fait exactement le contraire. On empêche le corps d’éliminer, au lieu de l’aider. Il y a des techniques. Cela ne veut pas dire qu’il n’y a rien à faire. Il faut faire, et la véritable médecine, c’est d’aider le corps à se nettoyer chaque fois qu’il le demande, de façon à ce que l’enfant régénère, et se débarrasse de cet héritage empoisonné.

Alors qu’on le vaccine, on le médicalise, on lui donne des antibiotiques dès qu’il fait une crise ou une maladie, et on enferme tous les résidus qu’il voulait évacuer. Et forcément, les cellules qui baignent dans ce milieu empoisonné vont marcher à l’envers et demander et exiger le produit qui fabrique le poison dans lequel elles baignent. Et les enfants vont s’empoisonner de plus en plus.

Aurélie : il y a aussi une accoutumance en plus, parce qu’ils demandent de plus en plus. On le retrouve aussi quand on parle des envies quand on est enceinte. On a rarement envie de choses physio. On a envie de coca, de chocolat, de café …

Irène : Tout ce qu’il ne faut pas. C’est là où la purge est intéressante.

Aurélie : tu m’en avais fait une pour le fromage. Je me souviens en début de grossesse, et c’était efficace.

Irène : Je vais en parler, puisque l’on parle de cela : j’avais à l’époque une personne, une sage-femme qui était venue. Elle n’était pas rouge, non, elle était violette. Elle avait le sang complètement intoxiqué. Et puis au bout de deux ans, elle avait le teint clair, tout allait bien. Ses problèmes de santé étaient résolus.

Voyant cela, son mari, qui avait sa maman dans un fauteuil roulant – un accident circulatoire – a voulu faire un traitement aussi. Les deux – les deux futurs papa et maman- ont nettoyé. Puis ils ont eu un enfant – on a suivi la grossesse.

Un an et demi après, ils ont eu un autre enfant -on a resuivi la grossesse. Et une quinzaine d’années après, ma belle-fille est pédiatre à Avignon, elle m’a dit : vous vous rappelez des … ? Oui, oui je me rappelle très bien. Mais qu’est-ce qu’ils sont venus faire chez toi ? Ils ont des enfants qui ont au moins 15.

Oui justement, ils ne savent pas où les mettre. Ils ne savent plus quoi en faire. Ah, qu’est-ce qui s’est passé ? Ils ont un QI tellement important qu’ils ne savent plus où les mettre.

J’ai d’autres cas, semblables. Il est certain que la nourriture de la maman, et si on peut nettoyer le corps du futur papa, avant, cel serait idéal.

Aurélie : et puis il y a un message qui passe aussi : il y a le message que quand tu prends soin de toi et que tu fais en conscience quelque chose de bon pour ton enfant  à venir …

Irène : automatiquement, tu es en fréquence plus élevée, et tu vas emmener ton enfant à un état d’esprit supérieur. Tout est là. C’est le point de départ.

Aurélie : et on a besoin de ces fréquences supérieures.

Irène : C’est très très important. Je suis ravie que tu me poses ces questions. Je voudrais le dire dans le monde entier, parce qu’on n’y fait pas suffisamment attention. Et on fait tellement de moments de paradis perdu.

Si le corps de la maman est souple, s’il n’est pas acidifié, raidi par l’acide, s’il n’est pas durci, pétrifié, il va être élastique, et l’accouchement se fera facilement. Si la maman a mangé beaucoup de produits laitiers, de viande, et qu’elle est très acidifiée, ses tissus sont raides, douloureux. Ils ne s’étendront pas, ils perdent leur élasticité.

Et là, cela sera extrêmement douloureux, ou il faudra faire une césarienne. Mais ce n’est pas normal.

Aurélie : en plus quand tu commences à mettre le doigt dans l’engrenage, après tu finis avec une péridurale, et après il y a ceci, il y a cela.

Irène : et on aggrave, et on aggrave. Toute la vie de l’enfant va [s’agraver]. C’est extrêmement important.

Aurélie : merci beaucoup Irène. On va faire passer le message, il n’y a pas de souci.

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Irène : la vie, on a rien de plus précieux. Il faut en prendre soin dès le départ.

 

Liens

Irène Grosjean
site : www.santenaturopathie.com

Aurélie Mazern et Eric Viard
http://www.eco-bio.info/

Anneliese Tschenett
Anneliese est Heilpraktiker en psychothérapie. Elle propose un accompagnement et des soins à distance (par téléphone ou Skype) ou sur place (en Alsace, près de Strasbourg).
Site internet : www.duchnapur.com
Blog : www.duchnapur-blog.com

 

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