Sylvain Bélanger et l’écoute imaginaire : Comment écouter les messages de votre corps?

Interview retranscrite par Guillaume

Lilou Macé : Tu as créé l’écoute imaginaire et donc je suis très curieuse d’apprendre ce que c’est que l’écoute imaginaire parce que tu parles qu’on pourrait communiquer avec notre corps. C’est ça ?

Sylvain Bélanger :  exactement, tu as bien compris. Alors c’est donc l’utilisation de l’imagination pour se mettre en relation avec soi-même ou avec le champ énergétique d’une autre personne. Alors avec la physique quantique aujourd’hui, maintenant on reconnaît qu’il y a des univers parallèles dans le sens que notre oeil regarde la matière : il voit un être humain par exemple fait de chair et d’os mais l’utilisation de l’imaginaire à mon sens à moi me permet de communiquer avec une énergie plus subtile.

Sylvain Bélanger : Il y a un physicien Popp qui est un allemand qui a démontré que les cellules absorbaient de la lumière solaire du corps et en rémettaient. Et selon lui évidemment c’est la preuve scientifique que l’aura existe, le champ énergétique autour du corps humain existe.

Donc selon moi, l’imaginaire permet avec un entrainement de se mettre en relation avec le champ énergétique-là et de capter sous la forme d’images, de sensations ou de mots, des informations de notre partenaire ou encore de soi-même si on le fait sur soi.

Lilou Macé : Donc quel type d’information on recevrait plus précisément ?

Sylvain Bélanger :  Ben en fait, c’est une somme d’informations importantes qu’on peut aller chercher mais évidemment si on regarde d’un point de vue énergétique par exemple, on peut aller identifier des zones de faiblesse dans le corps.

Par exemple je pourrais regarder mon champ énergétique à moi et constater que sans que j’ai des malaises comme tel, constater que j’ai une congestion dans mon genou et cette congestion là évidemment, ne serait peut-être pas perceptible tout de suite, mais peut-être qu’en étant très attentif, je constaterai évidemment comme une faiblesse qui serait présente à cet endroit-là.

Alors cette faiblesse là évidemment elle ne me dérange pas comme tel aujourd’hui, je peux avoir des légères douleurs, des choses comme ça, mais avec le temps, cette zone de congestion là ce qu’elle va faire c’est qu’elle va user mon champ énergétique, elle va user donc la structure physique aussi et avec le temps cela peut générer des problèmes de santé.

Sylvain Bélanger : Donc plus on devient conscient de ces faiblesses énergétiques, plus on peut évidemment, par des actions énergétiques ou par une communication, parce que dans l’écoute imaginaire on cherche à communiquer avec le corps. Donc si le genou a une congestion, on peut lui demander pourquoi il a cette congestion-là et on peut lui donner ce dont il a besoin aussi, pour que la congestion se dissolve.

Et on peut mettre nos mains aussi, un peu comme un guérisseur pour favoriser une meilleure circulation.
Tous ces outils-là font qu’on peut arriver à soigner notre santé de façon à ce qu’on puisse arriver à optimiser notre potentiel de guérison.

Il y a également l’aspect psychique. On peut donc découvrir que dans le même genou, on peut apercevoir des événements, des scènes qui sont associés à notre passé, à notre enfance par exemple, à un traumatisme quelconque ou on peut découvrir également des relations avec nos ancêtres, on peut également découvrir des relations avec des mémoires d’autres vies.

Sylvain Bélanger : Tout ça se manifeste sous forme d’images, de sensations ou de mots dans lesquels on va avoir l’impression que notre corps va se manifester à nous sous la forme d’une énergie mémorielle, c’est-à-dire que si je me mets en relation avec un événement de l’âge de huit ans, je vais capter une image de moi alors que j’ai huit ans qui a une certaine souffrance par exemple et qui veut avoir des choses me dire, à me communiquer, comme si cet enfant avait l’envie ou le désir de me transmettre une information pour que moi je commence à lui tendre la main et que je puisse effectivement m’harmoniser à lui.

Lilou Macé : quel est l’accès à ça alors ?

Sylvain Bélanger : l’accès c’est-à-dire ?

Lilou Macé : quel est l’accès à toute cette information ? Quels sont les étapes de ce processus ?

Sylvain Bélanger : O.K. peut-être que j’ajouterais juste avant de terminer pour répondre à la question complètement, qu’il y a également la dimension transpersonnelle qui elle nous met en relation – évidemment nous en tant qu’êtres humains – avec une forme de sagesse, avec une forme d’intelligence qui est plus grande que soi.

Et cela se manifeste à nous sous la forme de personnages, qui vont se manifester à nous sous la forme d’êtres de sagesse et qui vont nous aider dans le travail que nous effectuons sur soi. Par exemple si je reviens sur le problème sur le genou, ben je pourrais faire venir un être de sagesse qui travaillerait sur mon genou.

Sylvain Bélanger : Je reviens avec l’événement de l’âge de huit ans, je pourrais faire venir un guide qui travaillerait sur cette information-là, sur cette mémoire-là de l’âge de huit ans pour la rééduquer, la transformer, pour qu’effectivement il y a une plus grande harmonie qui s’installe entre moi et mon genou.
Pour en revenir à la deuxième question, est-ce que ça va ? C’est clair ?

Lilou Macé : oui, c’est très clair, oui.

Sylvain Bélanger : donc c’est un peu la question du pratico-pratique. C’est-à-dire comment ça fonctionne, hein ? c’est ça la question n’est-ce pas ?

Lilou Macé : ouais.

Sylvain Bélanger : c’est une bonne question et j’aime bien y répondre ;-). Ca tombe bien car l’écoute imaginaire est née de mon désir de vouloir justement expliquer les méthodes permettant le développement de l’intuition mais aussi de la clairvoyance, de la médiumnité, du channeling. Ce sont toutes des techniques qui donnent souvent l’impression qu’il faut avoir un don pour accéder à ça.

Lilou Macé : oui, tout à fait.

Sylvain Bélanger : mon désir de mettre en place l’écoute imaginaire, c’était justement de présenter la méthode pour arriver à être capable, à tous et chacun, de développer ces habiletés là, à des niveaux  évidemment différents pour chacun d’entre nous, mais d’être capable de comprendre comment ça fonctionne.

Sylvain Bélanger - Ecoute imaginaire - avec Lilou Macé - 511

Alors pratiquement, on part du principe que c’est un jeu au début surtout, et que le jeu repose sur le monde imaginaire. C’est-à-dire que le monde imaginaire me permet de pouvoir me mettre en interaction avec mon corps, si je le fais sur moi. Par exemple si je reviens avec l’image du genou : pour être capable d’interagir avec mon genou, je peux imaginer par exemple que je vais mettre de la lumière dans mon genou.

L’important, c’est que si jamais je mets de la lumière dans mon genou, je vais donc avoir une réaction dans mon corps, et c’est cette réaction qui est importante. Ce n’est pas important que je mette de la lumière dans mon genou, mais voir plutôt la réaction qui en résulte.

Parce que cette réaction-là va mettre en évidence une communication qui s’effectue entre mon corps et moi.

Sylvain Bélanger : Et c’est ça en fin de compte qui est la base du développement de l’intuition, c’est d’être dans une position de témoin, qui fait que quand je me mets en relation avec mon genou, la réaction qui va se présenter dans cette région-là de mon corps – je vais rester dans une position de témoin et m’adresser à cette réaction-là qui se manifeste pour être en mesure d’être à l’écoute de ce qu’elle veut me dire.

Alors si je mets de la lumière dans mon genou, et que je vois apparaître du jaune par exemple, alors je pourrais dire : le jaune signifie telle chose telle chose telle chose. Je vais aller voir dans tel livre ce que ça veut dire, je ferais une démarche théorique. Je ne serais pas dans la démarche intuitive. Si je prends par contre le temps de questionner la couleur jaune qui est dans mon genou, il y a de fortes chances que je découvre que la couleur peut me répondre.

C’est-à-dire qu’elle peut me manifester sous la forme de mots, d’images, de transformations d’images ou de sensations, des informations qui vont me guider tout doucement à comprendre la raison d’être du traumatisme ou du blocage que j’ai dans mon genou.

Lilou Macé : d’accord.

Sylvain Bélanger : si je le fais sur quelqu’un d’autre, c’est un peu le même principe qui va en résulter. Alors évidemment, il y a une toute première étape : c’est l’enracinement, qui est une sorte d’alignement, c’est-à-dire que moi je m’aligne avec l’énergie de la terre et celle du ciel.

Alors cet alignement-là consiste justement à avoir une position verticale, verticale c’est-à-dire que mon champ énergétique : je suis en harmonie avec la dimension terrestre, et en harmonie avec la dimension cosmique.

Sylvain Bélanger : C’est-à-dire que tout mon corps est une antenne, et cette antenne-là vibre de toutes ces cellules dans la relation avec l’énergie de la terre et celle du ciel. Plus je suis capable de vibrer, plus je suis capable d’être dans une position de témoin, pour observer ce qui se passe en moi, sans perdre ma position de témoin, qui est fondamentale dans la pratique de l’écoute imaginaire.

Lilou Macé : oui, parce que j’imagine que c’est quand même important cette position de témoin, parce que c’est quand même super intuitif, on pourrait donc mal interpréter, ou ça peut être une communication qui est moyennement pure, où justement notre imaginaire nous fait croire, nous dit certaines choses que notre corps est en train de nous communiquer et en fait ce n’est pas du tout ça. Comment on s’y retrouve là-dedans ?

Sylvain Bélanger : c’est pour ça que j’ai bien dit qu’au début il faut voir ça comme un jeu, car le jeu consiste à ne pas se prendre au sérieux.

Lilou Macé : d’accord.

Sylvain Bélanger : parce que c’est évident que si j’avais un numéro de téléphone à te transmettre, qui te dirait : bon, tu peux communiquer avec le guide ou l’archange X Y Z, par le numéro de téléphone que je te donnerais, ça simplifierait les choses. On n’aurait plus cette espèce d’impression de mystère autour. On saurait comment faire tout simplement. Il suffirait de prendre le téléphone et de l’appeler.

Maintenant malheureusement ce n’est pas comme cela que cela se passe. Ce n’est pas parce que tu me dis que tu vois des anges, que tu communiques avec des êtres qui ont une certaine sagesse. Et c’est là qu’on commence à comprendre que dans le monde imaginaire, il y a dans un premier temps une compréhension qu’il faut bien saisir, c’est que nous on projette des choses.

Sylvain Bélanger : Moi si je projette des choses : par exemple on sait qu’en tant qu’être humain je peux projeter sur toi un certain nombre de choses. Je peux croire par exemple que tu es une personne agressive, par ce que j’ai de l’agressivité en moi et que je ne suis pas capable de la gérer. Donc si je fais ça, alors à ce moment-là je crée une situation qui n’est pas juste entre toi et moi, c’est-à-dire que je te transmets de fausses informations qui font que je ne suis pas réceptif à qui tu es réellement. Alors dans le monde imaginaire, c’est exactement la même chose.

Je peux avoir des informations imaginaires qui se manifestent à moi – quand je dis imaginaire il faut bien comprendre une chose, c’est que l’imaginaire évidemment laisse croire que c’est du faux nez, que c’est de l’imagination, qu’on perd la tête etc. mais faut bien comprendre que dans la pratique de l’écoute imaginaire, ce que l’on dit bien : quand on commence à être dans une position de témoin, et qu’on questionne les perceptions imaginaires, ce qu’on découvre c’est que ces perceptions imaginaires là peuvent nous répondre et qu’elles nous informent que dans cet imaginaire-là il y a donc une sagesse.

Sylvain Bélanger : Et cette sagesse-là effectivement peut donc nous transmettre de l’information. Si on reste dans la position de témoin, on a accès à cette sagesse-là. Si on ne reste pas dans la position de témoin, on fait de la projection. Alors la projection, c’est un petit peu comme je disais tout à l’heure face à toi : je pourrais imaginer des choses. Et c’est là qu’on perd la connexion avec l’intuition.

Parce que l’intuition est vraiment une position très claire, très nette et très précise qui est toujours de se rappeler que l’imaginaire, c’est lui qui nous enseigne, qui nous informe. Parce que l’imaginaire, c’est la porte d’entrée vers une forme de sagesse universelle, et c’est comme ça qu’on peut arriver doucement à apprivoiser la méthode, je dirais.

Lilou Macé : d’accord. Et la durée de ce processus, c’est en une fois, c’est en plusieurs fois ? est-ce qu’il faut le réécouter souvent ?

Sylvain Bélanger : en fait, c’est une question très personnelle. Parce qu’évidemment, dès qu’on commence à parler d’apprentissage – l’apprentissage, il s’agit d’une méthode. La méthode a des étapes d’enseignement, qu’on doit apprendre à apprivoiser. Pour commencer, on propose de le faire sur soi pour apprendre à bien comprendre comment cela fonctionne sur soi.

On propose à ce moment-là d’avoir un journal intime. Le journal intime va justement nous informer de l’information qu’on va capter, de ce qu’on va vivre comme expérience à travers les exercices, et ça va nous amener à développer la foi, car la première chose qu’il faut développer dans la pratique de l’écoute imaginaire, c’est la foi, la foi un peu comme la foi religieuse.

Sylvain Bélanger - Ecoute imaginaire - avec Lilou Macé - 1054

Sylvain Bélanger :  La foi religieuse ne met pas en doute l’existence de Dieu. Alors quand je fais une démarche dans le monde imaginaire, je dois être capable d’arriver à une étape où je fais confiance à mes perceptions imaginaires, c’est-à-dire que ses perceptions imaginaires-là ne sont pas des fausses informations, mais elles sont justes.

Alors pour ça, il faut donc avoir un journal intime pour vérifier l’information qui nous est transmise, pour parvenir évidemment à cette confiance, qui est fondamentale dans la pratique. Alors pour arriver à cette confiance-là, il y a évidemment des gens qui vont l’avoir relativement rapidement, mais je dirais d’une façon globale que cette confiance, c’est toujours à acquérir.

Sylvain Bélanger : Je dirai à ce moment-là que l’intuitif doit toujours se remettre en question dans sa démarche pour parvenir évidemment à développer cette foi et à la préserver. Parce que s’il s’imagine un jour qu’il a atteint une maîtrise, eh bien alors à ce moment-là il ne se remet plus en question. Il y a danger à ce moment-là.

Lilou Macé : alors quels sont les principaux blocages que tu as rencontré avec ce travail chez les personnes ou chez toi, des choses qui reviennent régulièrement. Quels seraient ces blocages et où se situeraient-ils dans le corps ?

Sylvain Bélanger : le premier blocage, je pense qui est assez évident – et je vais expliquer pourquoi – c’est qu’en tant qu’êtres humains socialement présentement, on travaille énormément avec la tête. On valorise le rationnel, on valorise le téléphone cellulaire, l’Internet, il y a plein de médiums qui nous sollicitent constamment au niveau de l’attention cérébrale.

Ce qui veut donc dire que toute notre énergie est orientée dans cette direction-là. Donc quand on parle d’enracinement : l’enracinement, c’est de reprendre contact avec l’énergie de la terre. L’énergie de la terre, qu’est-ce qu’elle nous enseigne ? Elle nous enseigne à reprendre contact avec le rythme, notre rythme personnel.

Sylvain Bélanger : Donc la société telle qu’elle fonctionne actuellement nous impose un rythme très très rapide. On est souvent obligé de suivre ce rythme-là pour fonctionner. On n’a pas le droit de se questionner, à savoir si ce rythme-là nous convient ou ne nous convient pas ? Souvent on va observer chez les gens une difficulté d’habiter ses jambes, parce que les jambes nous mettent en relation avec la matière et le rythme aussi.

Moi j’ai un rythme lent, mais si la société m’impose un rythme rapide, j’ai peut-être pas le droit de me donner cette permission-là, de suivre mon rythme personnel, donc je vais me survolter en fait pour pouvoir avancer et fonctionner dans ma vie. Donc ça c’est une perturbation qu’on va retrouver souvent.

Sylvain Bélanger : L’autre perturbation, je dirais, elle vaut plus psychique, qu’on va retrouver très fréquemment, c’est que les mémoires, les perturbations que l’on vit tout au long de notre développement, sont souvent en relation avec des énergies, des souvenirs de notre passé, des événements de notre vécu.

Et quand on va vivre un traumatisme, qu’est-ce qui va arriver ? C’est que cette énergie-là, qui est reliée au traumatisme, on va s’en dissocier ; ça veut dire que dans mon champ énergétique, si je fais une écoute sur toi par exemple, je vais percevoir dans ton champ énergétique une énergie dissociée, c’est-à-dire un personnage, une mémoire de toi qui n’est pas en accord avec toi-même.

Et ça c’est quelque chose qu’on va retrouver très très fréquemment dans tous les êtres humains en fait. Parce qu’on a tous un peu cette dissociation-là dans notre champ énergétique

Lilou Macé : donc là par exemple, tu pourrais à distance te connecter à mon énergie. Comment ça se passe, tu fais ça aussi par Skype ? Par exemple-là, tu pourrais te connecter à mon champ énergétique, et dire il y a ça et ça Lilou ?

Sylvain Bélanger : Par Skype, je t’avoue c’est une primeur car moi je t’avoue je fonctionne beaucoup plus par téléphone. Je ne ressens pas le besoin de mettre en contact caméra pour le faire sur une personne. Mais effectivement, je pourrais le faire très simplement avec toi si tu le souhaitais. Je te décrirais un peu les étapes, ça te permettrait peut-être d’avoir une meilleure idée de comment ça fonctionne et qu’est-ce que c’est concrètement l’écoute imaginaire ?

Lilou Macé : oui je pense que ce serait une bonne idée. allons-y

Sylvain Bélanger : ouais, d’accord alors évidemment je vais te présenter simplement. On va pas commencer une rencontre en profondeur dans ce contexte-ci. Je le fais souvent dans les conférences, un peu la même chose. Je le présente plus comme un jeu, mais je vais quand même te dire ce que je perçois. Donc la première étape, c’est s’enraciner, donc je présume que je me suis enraciné – ce qui est juste : ce matin.

Je vais donc simplement imaginer que je vais projeter de la lumière vers toi. Alors tu vas me dire oui, mais je ne suis pas là, comment tu vas faire cela. C’est justement ça qui est intéressant, c’est que dans l’imaginaire on peut très bien décider de se mettre en relation avec quelqu’un qui est par exemple en Europe, en France, ou aux États-Unis ou ailleurs.

Donc c’est un exercice qui nous permet donc de constater que dans la dimension imaginaire, on peut voyager dans des univers parallèles et communiquer avec de l’information énergétique qu’une personne pourrait manifester. Alors c’est ce que je vais faire avec toi. Donc je vais simplement diriger de la lumière vers ton corps et puis je vais te dire ce que je perçois.

Sylvain Bélanger : Alors tu vois, moi ce que je te dirais dans un premier temps, c’est au niveau de ton bassin. Qu’est-ce qui apparaît ? Et ce qui m’apparaît comme image qui est forte, c’est une image, un peu comme quelqu’un qui est un peu en panique dans la région de son bassin.

Un peu comme quelqu’un qui est inconfortable, qui a le goût de voir très très grand, puis qui en même temps se sent obligé à des contraintes matérielles, des contraintes réalistes dans le monde terrestre, qui l’oblige toujours à devoir s’ajuster à cette réalité-là.

C’est un peu comme si ça la mettait dans une position d’impatience, et d’insatisfaction qui réfère un peu à son enfance je dirais. Je ne sais pas comment tu reçois ce que je viens de te dire.

Lilou Macé : ben oui, c’est pas mal. C’est un bon début.[rires]

Sylvain Bélanger : oui. alors tu vois, on pourrait évidemment approfondir, mais ce que tu me suis ? Est-ce que tu te reconnais dans ce que je viens de te dire ?

Lilou Macé : oui.

Sylvain Bélanger : alors, la deuxième action – parce que là je ne veux pas approfondir trop dans un contexte comme celui-là, mais l’idée, c’est qu’à partir du moment où j’ai identifié une information, que toi, tu m’as confirmé l’information – ben à ce moment-là, la deuxième action qui peut être faite, c’est ce que j’appelle la déprogrammation de la mémoire.

Sylvain Bélanger : La déprogrammation, c’est que je viens de te décrire qu’il y avait une énergie qui se trouvait dans ton bassin et qui est un peu frustrée parce qu’elle voudrait que les choses aillent plus vite. Tu vois ? Là, je vais m’adresser à cette énergie-là et vais lui demander ce que je peux faire pour l’aider.

Et dans le monde imaginaire je vais lui donner immédiatement ce dont elle a besoin, et là je vais voir des transformations qui vont se produire, qui vont m’informer du chemin à suivre, que tu as à faire peut-être pour trouver en toi une meilleure harmonie. Ça va ?

Lilou Macé : oui.

Sylvain Bélanger : ok, je vais m’adresser à cette fameuse petite énergie et je reviens te dire ce que je perçois.

Alors tu vois, moi ce que je sens, c’est dans un premier temps, comme si cette énergie-là, elle reçoit mon aide. C’est comme si elle avait besoin d’un support. Ok ? Comme si elle avait besoin d’être supportée. Comme s’il y avait un manque de support, comme si tu avais trop de choses à faire par toi-même – c’est comme ça que je pourrais décrire ça.

Et lorsque je lui apporte le support, c’est un peu comme si je sentais tout ton bassin et tes jambes qui devenaient très très lents, un petit peu comme une espèce d’apathie, comme une sorte de fatigue je dirais, qui apparaît. Et je pense que cette fatigue-là, elle met en évidence une réorganisation dans ta structure, que tu as besoin de faire.

Sylvain Bélanger : La réorganisation, c’est un peu comme si tu pouvais me dire : pourquoi je devrais faire telle chose telle chose telle chose. Peut-être que je peux arrêter de me lancer dans toutes les directions, et prendre le temps d’évaluer qu’est-ce qui me paraîtrait le chemin le plus juste par rapport à mes besoins à moi et à mes intérêts, plutôt que de vouloir aller dans toutes les directions sans s’en tenir compte de ce que moi je souhaiterais, de ce que moi je voudrais.

Je ne sais pas si tu me suis par rapport à ça ?

Lilou Macé : oui, complètement.

Sylvain Bélanger : Oui ? Tu vois ? Est-ce que cela serait envisageable de faire une démarche dans  ce sens-là ? Oui ?

Lilou Macé : Oui. Mais là je viens de sentir par exemple un point au niveau de la poitrine à gauche, en bas, en dessous. Donc est-ce que les énergies peuvent aussi bouger, se déplacer ?

Sylvain Bélanger : Tout à fait, c’est-à-dire qu’au fur et à mesure qu’on fait des actions comme celle que je viens de faire, c’est évident qu’une personne qui est moyennement sensible va expérimenter des sensations. C’est sûr que je te disais tantôt que quand dans l’imaginaire on se met en relation avec un individu et quand on regarde ses réactions, les réactions qui se produisent dans son champ énergétique sont subtiles.

Sylvain Bélanger - Ecoute imaginaire - avec Lilou Macé - 1847

Par contre si quelqu’un est sensible, il peut expérimenter ces modifications dans son champ énergétique et observer des transformations, un petit peu comme ce que tu viens de me décrire – une douleur apparaît par exemple. Alors tu vois, c’est là que ça indique que de nouvelles informations peuvent se manifester.

Donc si on voulait, on pourra aller voir cette région et te dire qu’est-ce qui en résulte, si tu voulais. C’est une option qui pourrait être faite, si tu voulais qu’on le fasse maintenant.

Lilou Macé : je vais voir, là c’est juste en dessous de la poitrine, à gauche. Mais c’est parti, c’était comme un pic, comme une pointe.

Sylvain Bélanger : mais tu vois, moi ce que je te dirais, tu es quelqu’un – je vais exagérer en disant ça – il a une impulsivité en toi, OK ? Mais je te dirais même, un aspect imprévisible. Ok ? Alors c’est certain que dès qu’on travaille sur ton bassin, il y a cette espèce d’impatience dont je t’ai parlé tantôt.

Alors l’impatience, quand on parle de réorganiser, toi dans ta nature, c’est – je ne sais pas le terme anglophone – un bulldozer. Tu sais c’est une espèce de force physique, qui se déploie et lorsqu’elle y va, elle y va. Elle bouscule tout sur ton passage.

Lilou Macé : oh oui [rires]

Sylvain Bélanger : tu es d’accord avec ça, oui ?

Lilou Macé : oui, oui, mais enfin, je fais beaucoup d’efforts par rapport à ça.

Sylvain Bélanger : ouais ouais tu vois c’est ça, toi tu te contiens, c’est ce qu’on voit. L’idée de se contenir, c’est que cette force-là quelque part, elle est là, elle est latente en toi. Je te dirais pas que c’est un défaut, ce que je te décris là, au contraire. C’est une force exceptionnelle, donc c’est une qualité que tu as, qui est très forte.

Mais quand on est comme ça, on peut se déployer avec énormément d’impulsivité, donc sans réfléchir nécessairement. Et je pense que c’est ça que tu es en train d’apprendre à faire, de renouer contact avec cette force-là, mais qu’elle ne soit plus un feu d’artifice, mais qu’elle soit davantage orientée, dirigée dans une direction qui puisse t’avantager, et qui puisse apporter justement une forme de reconnaissance de ta propre identité.

Je dis ça, parce que cette impulsivité-là, elle avait tendance à faire que tu te perdais dans l’identité des autres.

Lilou Macé : bien sûr.

Sylvain Bélanger : tu perdais de ta propre identité, disons. Qu’est-ce que tu en penses ?

Lilou Macé : mais oui, dans le coup, j’ai tendance à partir dans beaucoup de directions, même si c’est moins que c’était, c’est vrai que dans le coup on est un petit peu plus influençable ou tiraillé d’un côté ou de l’autre. On se sent beaucoup sollicité.

Sylvain Bélanger : exact, j’imagine. Bien sûr. Et je pense que c’est ça que tu es en train d’apprendre à faire. Tu es en train d’apprendre à te réorganiser, de la tête, du bassin et des jambes, et cette réorganisation-là va faire que tu vas être beaucoup plus alignée vers une direction précise dans laquelle tu vas peut-être avoir le sentiment d’avoir plus de contrôle, plus de pouvoir sur ta propre vie et je pense que c’est quelque chose que tu souhaites de toute façon. Donc c’est quelque chose de souhaitable aussi.

Lilou Macé : ouaw, super ! bravo

Sylvain Bélanger : et puis tu vois, il y a un autre aspect qu’on ne fera pas nécessairement, c’est juste pour te mettre en évidence cet aspect-là, il y a le soin énergétique qui peut se combiner à ça.

Et il y a une autre technique, qu’on appelle l’activation des ressources créatrices, dans laquelle, on peut par exemple, demander au corps ce dont il a besoin, il nous dit ce dont il a besoin pour être en plus grande harmonie, et le corps va se mettre en mouvement, et nous on va simplement témoigner par des mots de ce mouvement-là et on va te faire expérimenter un peu comme un état d’hypnose, si tu veux, dans lequel on va favoriser l’expression de tes ressources créatrices pour te soigner, pour te faire du bien, pour être en plus grande harmonie.

Tu vois, c’est ça aussi qui est un petit peu expérimenté dans la pratique de l’écoute imaginaire.

Lilou Macé : d’accord, et ben merci beaucoup Sylvain Bélanger d’avoir pris le temps de nous expliquer et de nous démontrer en direct ce que c’était. Merci ! Sylvain Bélanger - Ecoute imaginaire - avec Lilou Macé - merci

Sylvain Bélanger : ben oui, ça m’a fait plaisir.

 

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