Christine Lewicki : Wake up ! Arrêter de vivre sa vie à moitié endormi

Interview retranscrite par Guillaume

Lilou Macé : Bonjour mes délicieux cocréateurs. C’est Lilou.
Je suis à Paris avec la tour Eiffel, avec la magnifique tour Eiffel
derrière nous.
On n’est plus à Los Angeles, on n’est plus au salon zen.
Là on est à Paris, on se retrouve, pour la troisième fois.

Christine Lewicki : On s’est loupé à Los Angeles.
On se retrouve à Paris cette fois-ci.

Lilou Macé : Sous le beau soleil parisien. Je suis ravie de parler
de cet autre livre, car toi, tu transformes tout livre en succès.
C’est fou !

Christine Lewicki : On essaie.

Lilou Macé : Le premier, c’est J’arrête de râler.

Christine Lewicki : oui, le premier, c’est le premier, c’est J’arrête de râler.
Puis il y a eu le carnet d’exercices J’arrête de râler.
Ensuite, J’arrête de râler sur mes enfants et mon conjoint
et là on ouvre un nouveau sujet.

C’est une nouvelle naissance, c’est :
Wake up
4 principes fondamentaux pour arrêter

de vivre sa vie à moitié endormi.

Lilou Macé : alors, toi, tu es coach à l’origine.

Christine Lewicki : voilà, moi je suis coach et
je travaille tout particulièrement avec les entrepreneurs.

Lilou Macé : et pourtant, cela s’adresse à chacun d’entre nous.

Christine Lewicki : cela s’adresse à ceux qui veulent entreprendre leur vie.
En fait, cela s’adresse à ceux qui veulent arrêter de râler et entreprendre leur vie.

Lilou Macé : Il y a donc vraiment des recettes, un processus
pour arriver à se réveiller, pour ne plus être endormi au quotidien
et prendre sa vie en main quelque part ?
Découvrir son potentiel ?

Christine Lewicki : en fait, ce livre est né car J’arrête de râler
nous a tous surpris, moi la première. Tout le monde, mon éditeur aussi.

Et ça a été un énorme succès.
On a vendu plus de 100 000 livres. Ca ne s’était jamais vu.
En France en tout cas.

Et j’ai plusieurs personnes qui sont venues me voir et qui m’ont dit :
Christine, comment tu as fait ? Comment tu fais, comment tu as fait ?

Et surtout, comment tu fais pour être toujours aussi ambitieuse,
pour voir grand, pour rêver, non seulement rêver mais aussi par la suite
poser des actes autour de tes rêves.

Comment tu fais pour avoir autant d’ambition et en même temps
les gens qui venaient me voir, ce sont les parents de l’école de mes enfants,
qui voient aussi que je suis quelqu’un d’ordinaire.

Je dis toujours, je conduis un mini van qui est sale,
je suis quelqu’un de normal.

Et donc plusieurs personnes sont venues pour me dire
qu’est ce qui se passe ?
Moi aussi au début, je ne savais pas répondre.

Je leur ai dit, ce que je sais, c’est que j’ai arrêté de râler.
Et c’est vrai que lorsqu’on se lève le matin, et qu’on décide qu’on sera
victime de rien ni de personne, alors tout est possible.

Donc ça c’est clair que cela a été énorme pour moi.
Mais à force que l’on me pose la question, je sentais que ma réponse
n’était pas suffisante pour eux. Je me la suis posée à moi-même.

Est-ce qu’il y a autre chose, au coeur de ma vie, qui en effet me permet
d’être toujours aussi au taquet, rayonnante, ambitieuse,
je vois toujours ce qui est possible ?

Lilou Macé : tu es un peu à l’américaine.
Tu vis à Los Angeles, ça a un petit côté américain.

Christine Lewicki : Oui, ça a un petit côté américain. Oui, bien sûr.

Lilou Macé : C’est agréable. C’est le côté américain qui est très agréable.

Christine Lewicki : ce qui est surprenant, c’est que ce sont des
mamans américaines qui m’ont posé ces questions-là.

Donc c’est pas juste des français, mais aussi des américains,
mes amis proches aux Etats Unis qui m’ont posé ces questions-là.

C’est pas tout d’avoir le mindset américain. C’est autre chose que
de réussir à le faire vivre, à l’ancrer dans sa vie.

Lilou Macé : aux Etats-Unis, on peut tomber dans le matérialisme,
il y a d’autres problèmes là-bas. Mais c’est vrai que tu as réussi à te créer
cette vie qui a l’air très harmonieuse. Où tu te fais plaisir.

Christine Lewicki : voilà, où je me fais plaisir, je me régale, je partage
mes talents. Donc à force que l’on me pose cette question, je me suis dit,
je vais faire un peu comme Steve Jobs.

Steve Jobs disait, dans la vie, on ne peut pas toujours prédire comment
on va réussir. Mais quand on a atteint un certain point de réussite, on peut
se retourner sur sa vie et là tirer des leçons.

Donc moi je me suis dis, finalement, dans ces années où j’ai lancé J’arrête de râler,
qu’est ce qui a été au coeur de ma vie ? Et j’ai identifié quatre principes fondamentaux
qui sont au coeur de ma vie et sur lesquels je reviens tout le temps, tout le temps.

J’ai commencé à monter un séminaire, un séminaire qui s’appelle Wake up,
et j’ai partagé ces 4 principes avec 25 participants et le résultat a été complètement explosif. Et j’ai fini ce séminaire en disant, je dois écrire le livre.

Je dois écrire ce livre pour le transmettre à un maximum de monde.
Wake up, c’est un livre à lire, mais aussi un séminaire à vivre que je propose
aujourd’hui, là en novembre à Chartres [en 2014], en janvier 2015 à Ojai (?)
en Californie où tu étais il y a quelques jours.

Lilou Macé : Magnifique

Christine Lewicki : et en mars 2015 à Poitiers. Donc tous les ans,
je compte le proposer à différents endroits du monde.

Lilou Macé : tu dirais ce qui manque : on a besoin d’apprendre
ce petit quelque chose, de le savoir ? C’est quelque chose à
mettre en pratique au quotidien ?

Christine Lewicki : Je crois ce que les gens aiment beaucoup dans ce livre
et dans le séminaire, c’est que je lève le rideau sur toutes les croyances limitatives
et tout le chemin personnel que j’ai du faire pour arriver à activer toutes ces choses
dans ma vie.

Et donc les gens, en écoutant mon histoire se disent en fait elle est
comme moi. En fait, moi je dis toujours que j’ai grandi en croyant que
je n’étais pas assez intelligente, que mon avis ne comptait pas,
que de toute façon ca ne servait à rien de donner mon avis.

Même quand j’ai écrit J’arrête de râler, je me suis dit, qui es tu pour oser
prétendre que tu peux écrire un livre. Il y en a d’autres qui ont écrit avant toi,
mieux que toi. Donc pourquoi tu t’ennuies ? A quoi ça sert ?

Donc j’ai dû dépasser cela et avoir la discipline de continuer le chemin d’écrire ce
livre. C’est pour cela que le premier des 4 principes, c’est j’ose être brillante.

Et j’ose être brillante, c’est ça : ne pas laisser ce que j’appelle notre petite voix rabat-joie qui nous tire vers le bas nous couper les pattes et nous arrêter dans notre élan quand on a quelque chose qui nous fait vibrer, quelque chose qui nous parle, quelque chose qui nous rend vivant.

Eh bien, il faut oser dépasser nos craintes et nos angoisses et avoir la discipline de prendre rendez-vous avec notre brillance tous les jours et de provoquer des situations pour se mettre dans notre brillance.

Lilou Macé : Comment tu définis la brillance ?

Christine Lewicki : La brillance, c’est nos talents. Moi je sens que je suis dans
ma brillance quand je provoque des situations dans lesquelles je suis encore plus moi-même, d’être encore plus dans mon élément, où c’est l’opposé de jouer un rôle.

Je pense qu’aujourd’hui, il y a beaucoup de personnes qui passent leur vie à
essayer de rentrer dans le rôle de ce qu’ils pensent que les autres attendent d’eux.

La brillance, c’est pas ça. La brillance, c’est activer qui on est pleinement, au milieu
de toutes nos imperfections. Souvent les gens me disent, moi je ne peux pas activer
ma brillance car ils sont trop conscients de leurs imperfections.

Moi je dis, ce n’est pas du tout incompatible. On est tous imparfait et au milieu de
cette imperfection, il y a une brillance, une chose qui nous parle tout particulièrement,
il y a des choses qui nous font vibrer tout particulièrement.

Il y a des talents, quand on les active, et bien, il y a des portes qui s’ouvrent.
Moi particulièrement, cela devient de plus en plus évident, quand je transmets
mon message, je suis dans ma brillance. Je suis porteuse de messages.

Donc je dois provoquer des situations pour être porteuse de messages.

Mais il  y a des gens, leur brillance, c’est de soigner. C’est de prendre soin.
Et c’est vraiment quand ils sont dans le soin qu’ils sont dans leur brillance.

Ma soeur Florence, avec qui j’ai écrit J’arrête de râler avec mes enfants et mon conjoint, alors elle c’est l’écoute, elle a une capacité d’écoute qui me dépasse complètement.

Donc on a chacun des zones de brillance plus ou moins spécifiques. Mais ce qui
se passe, c’est que souvent on a passé le plus clair de notre temps dans notre vie
à essayer de se conformer à ce que l’on pense que les autres attendent de nous,
qu’on est complètement déconnecté de ce qui est en nous et qui a envie d’être révélé.

Wake up - interwiew Christine Lewicki par Lilou Macé - brillance

Et je crois qu’aujourd’hui, c’est vraiment, on arrive dans une ère où c’est la grande question du moment. Comment je peux révéler plus qui je suis aujourd’hui ?

Lilou Macé : est-ce que c’est aussi suivre son enthousiasme, sa passion ?
C’est lié finalement ?

Christine Lewicki : oui, c’est suivre son enthousiasme, sa passion. L’enthousiasme,
oui, c’est suivre son enthousiasme, sa passion, mais c’est surtout, je dis souvent, on a une flamme à l’intérieur de nous, comme la gazinière.

Quand on allume la gazinière, il y a une flamme qui se met en route. Je pense que
dans notre quotidien, on a souvent, en tout cas j’espère, – pour certaines personnes
c’est rare mais ça arrive – où on sent qu’on est, on dirait en anglais « on fire ».

On sent que là, la flamme est allumée. Ca peut être qu’on est en train de parler avec
une amie d’une conversation sur un sujet qui nous réveille vraiment ou ça peut être
qu’on est en train de faire quelque chose et on se sent vraiment bien.

Et là j’invite les gens à se dire : Qu’est-ce que c’est, qu’est ce que c’est dans cette situation qui allume ma flamme intérieure, qu’est-ce qui me réveille autant ?

Et là on est en train de toucher du doigt notre brillance. Là on peut se poser la question : qu’est ce que c’est dans cette situation qui me réveille autant, et comment je peux me débrouiller pour être plus souvent dans ces situations.

Lilou Macé : donc c’est quelque chose d’inné ?

Christine Lewicki : je ne sais pas si c’est quelque chose d’inné. C’est quelque chose qui se découvre. Je ne sais pas si j’étais porteuse de message quand j’avais 5 ans ou à l’état d’enfant.

Lilou Macé : Comme si au fur et à mesure qu’on grandissait, comme tu le disais, on avait ces moments où on était un peu abattu par les circonstances, on enlevait quelque part de cette brillance, on a appris que si on brillait trop, on pouvait déranger, non ?

Christine Lewicki : alors, oui. Quand j’ai animé mon séminaire dernièrement,
je parlais de j’ose être brillante, et puis j’ai un homme qui prend la parole et qui dit :

Christine, quand même, j’ose être brillante, là tu es culottée. C’est vrai, tu es culottée de dire quand même que tu es brillante. Alors moi ce que j’explique, c’est vrai qu’on a été élevé avec la notion de modestie. On nous a dit, tu n’es pas le centre du monde, c’est bon, arrêtes de nous saouler. Et j’ai rien contre la modestie.

Clairement, la modestie c’est une grande valeur. Moi je suis maman de 3 enfants. J’apprends à mes enfants à être modestes. On n’est pas là pour s’imposer les uns au dessus des autres. Donc je n’ai pas de problème avec la modestie.

Le problème, c’est qu’à force d’être modeste, on a oublié qui on est. A force d’être modeste, on a oublié qu’on avait de la puissance, qu’on avait de la brillance, de la force, qu’on avait quelque chose à rayonner. Alors moi j’invite les gens à oser être brillants,
mais avec humilité. C’est à remplacer la modestie par l’humilité.

Qu’est ce que c’est l’humilité ? Je dis que je suis brillante, mais à aucun moment je ne dis que je suis plus brillante que toi. En fait, j’invite tout le monde à révéler sa brillance, mais à aucun moment je dis que ma brillance est meilleure que qui que ce soit. Je vois d’ailleurs la brillance dans chaque personne que je rencontre.

Lilou Macé : L’idée, c’est ça. Ca vient d’où cette humilité, quand elle vient là profondément et sincèrement, authentiquement ?

Christine Lewicki : Du coeur. Je pense qu’elle vient du coeur. Elle vient de notre compassion, elle vient de notre désir d’être connecté. Je pense qu’au fond, aucun d’entre nous n’a envie d’écraser l’autre. On a envie de s’affirmer, on a envie d’exister.

Mais si on peut le faire avec humilité, on sera tous bien plus épanoui que si on le fait en s’imposant par le pouvoir, en essayant de diminuer les autres.

Lilou Macé : et la compétition du coup, ça fait partie de ces anciennes valeurs. Avant on avait tendance à être compétitif pour sortir le meilleur de nous-même, mais ce n’est pas vraiment la brillance qui sort dans ces circonstances.

Christine Lewicki : en fait, c’est vrai que quand on est en train d’activer sa brillance,
quand on est en train de s’affirmer, on a tendance à regarder autour de nous, les autres qui sont un peu dans le même domaine que nous, font.

Alors on pourrait se comparer et se dire, olala, ils sont mieux que moi. Faut que je les rattrape. Je suis moins bien. Et on pourrait être dans une démarche de compétition, au contraire d’écraser l’autre.

Dans la démarche d’être brillant, la compétition n’existe pas. Personne ne peut être moi, mieux que moi. Donc l’idée c’est vraiment de provoquer des situations où je peux être encore plus moi-même tous les jours. Et donc à ce jeu-là, il n’y a pas de compétition.

Eventuellement, je peux voir ce que quelqu’un d’autre a fait et me sentir – je dis souvent, il faut remplacer la jalousie par de l’inspiration. Si on se sent jaloux, si on se diminue, on doit se dire – la question, ce n’est pas de savoir si quelqu’un a fait mieux que moi.

Qu’est-ce que ça m’inspire moi ? Si ça me titille, ça veut dire probablement qu’il y a quelque chose en moi qui a besoin d’être révélé à ce moment-là. Il y a une part de moi
qui a envie de jouer aussi dans ce terrain de jeu, et donc comment je vais le faire ?

Mais je ne le ferais jamais de la même manière que l’autre. Je vais m’inspirer
peut-être, me l’approprier puis le faire à ma manière.

Lilou Macé : Dans ton domaine, il y a beaucoup de coachs par exemple.

Christine Lewicki : Oui. Quand je regarde d’autres coachs dans mon domaine,
je peux très bien aller sur leur page Facebook, sur leur blog. Qu’est ce qu’ils font,
qu’est ce qu’ils ont fait.

Lilou Macé : comparer les chiffres

Christine Lewicki : comparer les chiffres.

Lilou Macé : Là t’es pas mal !

Christine Lewicki : oui, et encore. Donc ceci est un message à toux ceux qui se comparent à moi. Sachez que ça ne sert à rien . La question peut-être, c’est de
se dire, si ça me titille, c’est qu’il y a une part de moi qui a envie aussi de jouer
à ce niveau là, de rayonner à ce niveau-là ?

Voila, et de se poser la question. A quoi ça va ressembler pour moi ?

Comment moi – en fait moi je pars vraiment du principe que la brillance est en nous
et ce n’est pas tant qu’on doit l’acquérir – surtout on doit enlever tous les obstacles qui nous empêchent de la révéler. C’est surtout ça. Tous ces obstacles qu’on doit enlever.

Souvent nos croyances limitatives, nos peurs, nos angoisses, on doit oser aller sur le terrain de manière imparfaite et avancer, progresser, se confronter à la vie et accéder
à la magie de la vie.

Lilou Macé : il y a 4 principes. Le deuxième, c’est quoi ?

Christine Lewicki : le deuxième, c’est je pose des actes à la hauteur de mes ambitions. C’est ça. Donc vraiment de se dire. Parfois on a des élans d’illumination.

Je ne suis pas si mal que ça. Je pourrais faire ceci, je pourrais faire cela. Donc on a
des idées de notre brillance . On a des rêves, des projets. Et là c’est vraiment de se dire, oui mais c’est bien gentil, avoir une grande idée.

Quand on pense à ce qui est créé, tout est créé 2 fois.
D’abord par une idée, ensuite par une action.

Il y a des gens qui ont plein plein d’idées mais qui ne sont pas capables d’agir et
il y a des gens qui agissent, agissent, agissent  mais qui n’agissent pas de manière éclairée, c’est-à-dire ils sont peut-être guidés par la peur, l’angoisse ou justement la compétition, plutôt que d’être éclairé par leur désir de briller, leur désir de rayonner.

Donc là l’idée dans ce deuxième principe, c’est vraiment d’aligner ma brillance
avec mes actions et de poser des actes qui sont éclairés par ce désir de révéler plus pleinement qui je suis. Et là, c’est oser voir grand, oser avoir de l’ambition.

Oser voir grand et en même temps commencer petit peut-être. Mais avec l’intention de quelque chose de grand, l’intention de quelque chose de puissant, l’intention de quelque chose de brillant, et quand je dis grand, je ne veux pas dire forcément gagner plein d’argent, et passer à la télé, ce n’est pas forcément ça.

La grandeur – j’invite les lecteurs de Wake up à faire leur grand travail . Ce n’est pas leur gros travail, c’est leur grand travail.  En général, le grand travail, c’est un travail du coeur.

C’est un travail qui vient révéler plus qui on est, aligné avec un désir de contribuer au monde, de partager plus qui je suis, mes talents, mes richesses avec le monde.

Lilou Macé : comment savoir si ce sont des envies, des désirs qui viennent
de l’ego, plutôt qu’une partie vraiment sincère et authentique en nous  ?

Christine Lewicki : moi je n’ai pas trop de problème avec l’ego. En fait je pense
que l’ego, c’est un bon moteur pour se secouer un peu les fesses. Pour se dire,
ça suffit. Moi aussi, après tout, je peux faire ceci, je peux faire cela.

A partir du moment où on reste dans une démarche d’humilité. Je pense que c’est là
que cela pose problème. Un ego qui nous booste, qui nous donne un coup de pied aux fesses , pas de problème. a partir du moment où on ne cherche pas à être au dessus
de quelqu’un d’autre.

Lilou Macé : 3ième principe ?

Christine Lewicki : Le troisième principe, c’est je crée ma réalité avec mes mots.
Là, j’ai vraiment réalisé que dans ma vie, les mots que j’ai pu utiliser ont complètement impacté ma vie.

Un jour, un 31 décembre, j’étais avec ma famille en Normandie, j’ai levé la coupe de champagne et j’ai dit cette année j’écris un livre. Et au moment où j’ai dit j’écris un livre,
je ne savais même pas de quoi il allait parler.

Si, je savais que ça devait parler de la célébration, je voulais que ce soit au début
un livre en anglais qui s’appelait The Power of celebration. Mais je l’ai déclaré,
et du moment où je l’ai déclaré, j’ai dû agir autrement.

En janvier, j’ai reçu un email, où on me proposait un cours pour un book proposal,
pour apprendre à écrire son synopsis pour proposer à un éditeur. Par le passé, j’aurais dit. Oh non, c’est trop cher, j’y arriverais pas. Là comme j’avais déclaré, avec mes mots, j’avais ancré mon projet …

Lilou Macé : c’est la loi d’attraction ?

Christine Lewicki : un peu de la loi d’attraction, oui, peut-être un petit peu lié à la loi d’attraction, sauf que faut pas croire que la loi d’attraction, c’est juste je déclare mon intention, et après je fais rien.

Là j’ai dû entrer ma carte de crédit, m’inscrire à ce cours alors que j’avais de jeunes enfants en bas âge. Je me suis dit, j’aurais jamais le temps de faire le travail.

Eh bien, si. Tu as déclaré que tu allais écrire un livre, eh bien ma belle, faut agir à la hauteur de ça, tu l’as déclaré, tu agis. J’ai fait ce cours, j’ai commencé à écrire ce livre The Power of Celebration qui a un moment donné s’est essoufflé parce que j’étais arrivé au bout de ce fil et il me manquait quelque chose. Je savais pas quoi, j’ai dit à mon mari, il me manque quelque chose.

Je ne laisse pas tomber l’idée d’écrire un livre, mais j’ai quelque chose à apprendre.
Je ne sais pas ce que sais, j’ai une leçon à apprendre. Et tout d’un coup, tout a chamboulé, car un jour, j’ai compris que je devais arrêter de râler. Il fallait que j’arrête de râler sur mes enfants, il fallait que j’arrête de résister à ma vie. J’ai lancé ce challenge.

J’ai décidé d’arrêter de râler. Mon blog est parti en viral, on m’a proposé d’écrire un livre. J’ai dit, eh voila !

Lilou Macé : c’est là qu’il y a une première chose qui vient à nous. En fait, ce n’est pas forcément ça la finalité.

Christine Lewicki : non, ce n’est pas forcément ça la finalité, mais on avance,
on se frotte à la vie, on se confronte au quotidien. Moi, je dis que c’est sur le terrain
de la vie qu’on apprend.

C’est sur le terrain de la vie qu’on rencontre des gens et surtout quand on utilise
nos mots – moi, je parle du pouvoir de la déclaration, le pouvoir de l’affirmation,
d’arrêter de râler, de changer nos conversations.

Wake up - interwiew Christine Lewicki par Lilou Macé - affirmation

Et du coup, on commence à parler à des gens, à d’autres personnes non plus
de nos frustrations, de tous nos problèmes, que les autres nous ont fait ou
pas fait, mais on se met à parler aux gens de nos projets, de nos rêves.
Et mine de rien, on plante des graines.

On plante des graines dans la tête des gens, et tout d’un coup, quelqu’un
revient vers nous, en tout cas, nous, ont fini par croire ce qu’on dit, à force
de parler de nos rêves, nos projets deviennent encore plus vrais.

Et du coup, on pose encore plus d’actes à la hauteur de nos mots qu’on a dit.
Et c’est un peu un cercle vertueux. En fait, on peut avoir le cercle négatif,
de je râle, le monde est pourri et je suis fichu, et là avec nos mots, on peut
créer un cercle vertueux.

Lilou Macé : le quatrième, c’est relié à la source ?

Christine Lewicki : le quatrième principe, c’est je prends soin de ma source.
Et ça, c’est ce lui qui me confronte le plus, moi. C’est le plus dur pour moi
à mettre en oeuvre. Et pourtant, c’est celui, je suis intimement convaincu,
que si celui-là n’est pas en place, les 3 autres ne peuvent pas exister.

Et donc l’idée de je prends soin de ma source, c’est de se dire, on a tous
cette flamme intérieure, on a tous ce feu intérieur, et on ne peut pas se
permettre, de laisser les autres, les médias, les gens négatifs, les pessimistes,
ceux qui ont peur, ceux qui veulent nous protéger.

On ne peut pas se permettre de laisser les autres ou le stress, ou notre propre
stress, notre todo liste qui est trop longue, on ne peut pas se permettre de laisser
toutes ces choses-là éteindre notre flamme intérieure.

Parce que si ma flamme intérieure, elle est éteinte, je ne peux plus être brillant,
je ne vois plus ma brillance, je n’accède plus à ma brillance, je ne peux plus agir,
en tout cas, si j’agis, c’est un peu médiocre, et je ne peux plus changer mes conversations, je repars dans les râleries, les plaintes et la négativité.

Donc prendre soin de sa source, qu’est ce que ça veut dire, ça veut dire s’entourer
des bonnes personnes. Alors, on ne peut pas toujours choisir les personnes qui
nous entourent. On a peut-être dans notre entourage certaines personnes qui nous coupent les pattes.

A la rigueur, ça ce n’est pas trop grave, à la limite, tant qu’on s’entoure suffisamment
de personnes pour compenser, suffisamment de personnes qui nous donnent des ailes.

Voilà, s’entourer des bonnes personnes. J’ai beaucoup travaillé avec des coachs, des mentors, j’ai étudié des maîtres spirituels, vraiment travailler avec des personnes qui activent ma flamme, qui nourrissent ma flamme.

Une autre chose qui me parle beaucoup sur ce sujet là, c’est de choisir ce qui rentre
dans notre champ de conscience. Je pense qu’aujourd’hui – moi, j’ai  fait le constat que
les médias me gavaient. On allume la voiture, on met la radio, on allume la télé, on regarde les panneaux publicitaires, on ouvre des magazines.

Et donc, il y a toutes ces informations qui entrent dans notre champ de conscience
et qui deviennent notre perception de la vie.

En fait, je peux choisir ce qui va donner forme à ma vie. Si je lis et je n’entends que des infos qui me disent que le monde est pourri, je vais finir par être convaincu que le monde est pourri,. Si je choisis d’autres médias, il y a vraiment des journalistes qui font du grand travail pour amener … – y compris toi Lilou – qui amènent des messages porteurs.

Si je choisis de remplir ma vie ces messages porteurs, je me lève le matin, en me disant, tout est possible. J’ai plein d’exemples de gens qui avancent, d’exemples de gens qui réalisent leur projet, plein d’exemples de la bonté humaine, de l’amour qui nous entoure.

Et du coup, j’ai envie de jouer sur le terrain de jeu de cette vie, j’ai envie de devenir
acteur, ce qui rentre dans mon champ de conscience, c’est très important, et
après, je parle de l’importance de reconnecter avec mon corps.

Pour reconnecter avec cette flamme intérieure, il faut un petit peu créer le silence,
car c’est dans l’inaudible qu’on peut accéder à beaucoup de sagesse intérieure.
Moi personnellement, j’ai vraiment commencé ma vie d’adulte en pensant que
ce qui était super important, c’est que je prenne les bonnes décisions.

Et qu’en fait, c’était à mon cerveau d’agir correctement et de faire les bons choix.
Est-ce que je prends ce boulot-là, est-ce que je fais ce stage-là ? Est-ce qu’il faut
que je fasse ce diplôme-là ? Et c’est toute une histoire, il faut donc que je prenne
la bonne décision, et mon cerveau va décider de mon avenir.

Et moi, j’ai pris conscience que mon cerveau ce n’était pas du tout le boss.
J’avais une énorme sagesse – ça je l’ai découvert sur la piste de danse .
Je me suis mise à la danse et je me suis rendue compte qu’à l’intérieur
de mon corps il y avait une profonde sagesse intérieure.

Et qu’en fait mon coeur, il avait envie de me parler, et que mon cerveau devait
être au service des désirs de mon coeur. Et non pas prendre le dessus sur ma vie
et faire tout mes choix. J’invite les lecteurs à reconnecter avec la danse,
avec leur corps, le mouvement,

Lilou Macé : avec la nature

Christine Lewicki : avec la nature. Je les invite à aller marcher seul dans la nature
et vraiment entendre l’inaudible, aller voir l’invisible et aller écouter et entendre ce message du coeur et ensuite oui, mettre en route leur super cerveau au service de maintenant qu’est-ce que j’en fait, plan d’action, comment je contrôle tout ça ?

Mais que nos cerveaux fonctionnent à fond les ballons mais sans être connectés
avec notre âme, avec notre coeur, ça nous amène à vivre notre vie à moitié endormi.

Beaucoup de personnes viennent me voir. Elles ont réussi leur carrière sur le papier,
ils gagnent de l’argent, ils ont une belle voiture, ça marche bien pour eux. Mais ils se
disent à un moment donné. A quoi bon ? Car ils ont oublié de connecter avec leur âme.

Oublié, c’est pas qu’ils ont oublié. C’est qu’ils ne sont pas rendus compte qu’ils ont
perdu la connexion avec leur âme, ils ont perdu la connexion avec leur coeur.

Et donc là l’idée, c’est de mettre oui notre brillance, réussir notre vie, réussir notre carrière, créer l’abondance dans nos vies mais en n’oubliant pas d’être guidé par
notre âme, d’être guidé par notre coeur. Donc ca, c’est je prends soin de ma source.

Lilou Macé : une dernière petite question par rapport au couple. Comment faire quand l’un découvre sa brillance et pas forcément l’autre, et qu’il y a cet espèce d’écart qui se creuse ou une jalousie qui peut se créer dans le couple par exemple ?

Christine Lewicki : alors je ne sais pas s’il peut y avoir une jalousie. C’est vrai
que le couple, c’est un grand sujet. Et c’est vrai que j’ai vu beaucoup de couple,
l’un des deux conjoints pouvait partir à fond dans le développement personnel.

Et du coup vibrer à un autre niveau. Parce qu’on a conscience de chose dont l’autre
n’a pas conscience. Ca ne veut pas dire que l’autre est moins bien. C’est juste que
l’autre n’a pas conscience de ça. Du coup, ça peut créer un fossé. Et je pense que
si on est vraiment engagé dans son couple, c’est important d’avancer ensemble.

Alors ça veut pas dire qu’on va faire tous les mêmes workshops, lire tous les mêmes livres, mais il faut être conscient à un moment donné, il faut se poser la question :

Est-ce que vraiment je veux faire ce séminaire, ou est-ce que je veux vraiment avancer sur ce chemin alors que mon conjoint, lui est là, et est-ce qu’on peut pas faire quelque chose ensemble qui va nous permettre d’avancer un petit peu ou alors avancer sur un autre centre d’intérêt, qui est plus le sien, si c’est la femme ou le mari.

Mais c’est vrai qu’il faut être conscient que quand on est dans un couple, c’est de
ne pas partir dans 2 mondes différents, à un moment donné, car j’ai vu des couples
se séparer à cause de cela.

Lilou Macé : un petit mot de la fin, une dernière petite leçon ou un petit coaching
de la fin par rapport à ce livre ou autre chose que tu as envie de mentionner.

Christine Lewicki : moi, je n’ai aucun doute dans le fait que la brillance est
en chacun de nous. Et je sais qu’elle est là et je sais que souvent les gens me
disent, oui, ils me manquent quelque chose, j’ai quelque chose à apprendre,
il me manque quelque chose pour commencer dès demain.

Et moi je dis qu’il faut pas tant rajouter quelque chose à votre vie, c’est plutôt
qu’il faut enlever tous les obstacles. Enlever tous les obstacles qui vous empêchent
de rayonner votre lumière.

Après je crois que très souvent on n’arrive pas à faire ces choses-là dans notre vie,
pas ce qu’on a pas mis des mots dessus, on a pas réussi à définir – ce n’est pas forcément quelle est ma brillance pour toute ma vie – mais c’est dans l’année qui
vient, qu’est-ce qui est en moi qui a envie d’être révélé ?

C’est ça que l’on fait dans le séminaire Wake up. On se pose la question, juste dans
les 12 mois qui viennent, qu’est-ce qui est en moi qui a envie d’être révélé ?

Est-ce que je peux mettre des mots, des images. Est-ce que je peux donner forme ?
Et puis ensuite après j’aurais envie d’agir. Souvent si on plane un peu, si on dit je suis brillant, je suis brillant, et que l’on ne fait pas ce travail de le nommer, de l’identifier,
qu’est ce qui est en moi qui a envie d’être révélé ?

Eh bien, on va finir frustré. Parce qu’on va pas réussir à ancrer dans notre vie cette brillance et ancrer dans notre vie ce désir de créer et de rayonner.

Lilou Macé : magnifique. Je suis ravie de cette interview et puis tu sais, il y a ce rayon
de soleil qui te fait briller c’est magnifique.

Wake up - interwiew Christine Lewicki par Lilou Macé - rayon de soleil

Christine Lewicki : Merci 🙂

Lilou Macé : on vous embrasse mes délicieux co-créateurs.
De Paris avec la magnifique tour Eiffel. Merci Christine.

Christine Lewicki : c’est magique d’être à Paris toutes les deux.

Lilou Macé : Plein de gros bisous. Au revoir et wake up !

 

Liens :

Christine Lewicki

Site internet : www.christinelewicki.com
Blog J’arrête de râler : jarretederaler.com
Livres :

Christine Lewicki - J'arrête de râler

Christine Lewicki - J'arrête de râler - cahier d'exercices

Christine Lewicki - J'arrête de râler sur mes enfants

Christine Lewicki - Wake up

Lilou Macé
Lilou Macé TV
La télé de Lilou : www.lateledelilou.com
Chaine Youtube Lilou : https://www.youtube.com/channel/UCc6i7tMzrbBX7xUZiUVzlQA

 Anneliese Tschenett
Souvent pour entrer dans son plein potentiel, cela nécessite une libération
des blocages et des thématiques inconscientes.
Anneliese vous propose un accompagnement et des soins
à distance par téléphone ou Skype ou sur place, en Alsace, près de Strasbourg.
Site internet : www.duchnapur.com
Blog : www.duchnapur-blog.com

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